‹ Les Parakératoses Psoriasiformes de BrocqChapitre 32 sur 41 · TYPE DE PITYRIASIS ROSÉ DE GIBERT 97 QUATRIÈME TYPE · texte numérisé non relu

TYPE DE PITYRIASIS ROSÉ DE GIBERT 97 QUATRIÈME TYPE

Parakératoses psoriasiformes à type de pityriasis rosé de Gibert.

Nou%avons vu dans notre étude clinique qu'entre les deux affections il existe une gamme insensible de faits de passage. 2 .

L’anatomie pathologique va-t-elle nous permettre de différencier les deux affections ?

L'histologie du pityriasis rosé de Gibert a été parfaitement décrite par M.:Sabouraud (1). En nous basant sur le travail de cet auteur, voici ce que nous pouvons dire : le pityriasis rosé n’est pas un pityriasis, c’est-à-dire une lésion essentiellement squameuse ; c'est un érythème à lésions finement vésiculeuses. Les vésicules sont intercellulaires, c’està-dire que chacune ne se constitue pas: par fonte, mais par dissociation épidermique, non pas dans les cellules, mais entre elles. Ce seul phénomène différencie la vésicule du pityriasis rosé de la vésicule eczématique qui, à sa naissance, est toujours profonde. Le sérum, collecté au point qui fera une vésicule, est homogène, mais contient toujours de nombreux filaments de fibrine ramifiés vermicellaires, qu’on ne saurait mieux comparer qu’à des fragments de mycélium cryptogamique. Dans la vésicule eczématique, la fibrine ne se présente jamais sous cette forme. Les vésicules du pityriasis rosé contiennent toujours, au moins à l’état d’unités, quelques cellules épidermiques dissociées. Au-dessous et autour des vésicules, il existe une foule de cellules en migration. Celles-ci appartiennent toutes à un même type, celui des leucocytes mononucléaires.

Dans les rares biopsies que nous avons pu faire d'éléments de parakératose psoriasiforme circinée, dans un cas, il ne

(1) R. Sasouraup. Note sur l’histologie du pityriasis rosé de Gibert. Revue des Maladies culanées, syphilitiques et vénériennes, juin 1902.

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nous a pas semblé que la vésiculation fut aussi nette que dans un élément de pityriasis rosé de Gibert. (Obs. XII).

Dans un autre cas, où le grattage méthodique nous avait montré l’absence d’exosérose, nous n’avons trouvé aucune trace de vésiculation. (Obs. XIII). 1e @

Dans une autre biopsie, enfin, nous avons trouvé des lésions tellement anormales (cellules géantes, formations tuberculoïdes), que nous ne pouvons rien conclure des résultats

fournis. (Obs. XIX).

En résumé, l'histologie qui nous a permis de suivre presque pas à pas les différents types cliniques et qui nous a montré les lésions correspondant aux différentes particularités que fournissent l’examen objectif et lé grattage méthodique, nous conduit à un point où nous retrouvons les deux difficultés auxquelles nous nous sommes sans cesse heurtés jusqu'ici. Il ne faut pas demander à l'anatomie pathologique plus qu’elle ne peut donner et, en dehors des dermatoses possédant un type histologique bien défini, il faut bien reconnaître que le microscope seul ne permet pas toujours de résoudre les problèmes qu’a posés la clinique. perds Nous venons de démontrer, au point de vue histologique, combien les formes eczématisées sont difficilement différenciables de l’eczéma, et c'est en somme à la clinique qué nous sommes obligés de nous adresser pour trouver dans l'aspect, dans l'évolution, dans la réaction différente aux médicaments une raison, de séparer ces deux ordres de faits. Nous ne nous dissimulons pas toutes les objections qui peuvent nous être faites et, envisageant l’autre face du problème, nous sommes obligés ici, en particulier, de revenir sur cette question importante du micro-abcès amicrobien. Les parakératoses psoriasiformes doivent-elles être rattachées au psoriasis comme le veut M. Sabouraud ?

M. Darier a signalé, nous l’avons vu dans les « eczéma-

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