‹ Les Paralyses Diphtériques: Étude Critique d'après 114 ObservationsChapitre 21 sur 90 · RUE · texte numérisé non relu

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Les Paralysies précoces 1°) DATE D'APPARITION.

Par définition, le début aes paralysies eue se situe dans les trois premiers septenaires après celui de la diphtérie.. Notre graphique n° 1 (page 9 ) obtenu en reportant: le nombre des’ paralysies en fonction du jour où elles ont éclos. correspond entièrement à celle de ECK, et montre 1e groupement des dates d'apparition.

Cependant, cette période des paralysies précoces ainsi déterminée expérimentalement, est peut-être un peu plus étendue en réalité, car on peut observer des paralysies

vélo- palatines du type en deux temps dont la première - apparition la été postérieure au 20° jour, et ainsi concevoir des paralysies précoces: d'apparition retardée (obs. n° 105, 26° jour).

D'autre part, des paralysies précoces doivent être ds , tinguées les paralysies dites jangiheuses ; ces. dernières sont représentées par des troubles fonctionnels nets et des signes physiques souvent plus difficiles à mettre en éviaence, contemporains de l’'angine et cessant avec elle (notre raisonnement porte sur le cas le plus fréquent de diphtéries pbaryngées mais s'applique aussi bien à ceux de diphté-

nies laryngées accompagnées de troubles vocaux: (dyphnies croupales) : 0bs. 60 et 71; la plupart des auteurs y voient une application de La loi de Si lokes, et lui assignent une pathogénie inflammatoire. IL convient de remarquer cependant que ces paralysies surviennent au cours d’angines sévères ou malignes, qui entraînent la résorption massie de grandes quantités de toxiue par les tissus voisins et que, d autre part, lon peut assister à une intrication de la paralysie angineuse et de la ste diphtérique. Fautil em inférer que, dans la production des paralysies angimieuses, la toxine pure joue un rôle au moins partiel ? . Nous nous bornons à poser la question.

Cette intrication des deux genres de paralysie que nous venons de signaler, est rendue pos \sible par l'extrême -précocité de Certaines paralysies précoces (5° jour pour lès wbs. n° 23 et 63; Ge jour pour les obs. n° 90 eb-12):

2244 Ces cas sont daillenrs exceptionnels, et l'immense ma-

| jorité des premiers troubles paralytiques ont leurs. débuts

du 7e au 16° jour ; de nos constatations, il ressort .que le

8e semble être celui autour duquel Les paralysies précoces __—. éclosent avec le plus de fréquence.

En résumé, les. paralysies précoces apparaissent du 5e au 20°. jour, le plus souvent du 7, au 16°, mais peuvent - être d’une part intriquées avec ‘les paralysies angineuses, EE d'autre part quelquefois retardées dans Jeur éclosion. ApRee

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Les paralysies précoces ont leur siège en rapport de vois nage avec celui de La fausse membrane diphtérique, | et sont localisées. node Re. |

Les . paralysies vélo-palatines correspondient aux angines, les paralÿsies laryngées aux laryngïtes.

Certains autres phénomènes peuvent être observés parmi les manifestations précoces dont l'interprétation peut prêter à discuss'on : ce sont certaines paralysies de laccommodation, certaïnes aréflexies des membres inférieurs et des atteintes de la bouche de l’œsophage. FE a) Paralysies vélo-palatines — Lies paralysies consécutives aux angines sont normalement appelées vélo-palatines.. maïs à ce terme nous préférons celui de « paralysies de l& gorge » proposé par MARFAN, qui ne présume ni de l'intensité des troubles, ni de leur extension locale.

Certes. la staphyloplégie est bien la dominante climique de ces paralysieS de la gorge, par les signes fonctonniels qu’elle entraîne, et qui attirent l'attention (nasonmement et reflux des liquides par le nez principalement), cependant elle m'est que Télément le plus représentatif de toute une série de troubles neurologiques, troubles qui se développent dans la région avoisinant l'emplacement de la fausse membrane commie une sorte de tache qui correspond grossièrement à l'endroit où la toxine a été le plus au contact des fibres nerveuses.

Dans les formes à maxima, la staphyloplégie est bilatérale, complète ; le nasonnemient est intense au point de rendre la parole incompréhensible. Le liquide s'engage dans les fosses nasales à chaque déglutition, parfois même il existe une gêne auditive (atteinte de la musculature de Vorifice pharyrngé de la trompe d’'Eustache). ne

À flexamen, le voile pend dans la gorge et la lüuette traîne sur la baise de la languie. La partie de l’oropharynx visible est paralysée ; ‘aucun réflexe nauséeux me se produit ; l’anesthésie du carrefour est complète, sa limite, facile à apprécier en avant vers la muqueuse jugale, l’est plus difficilement en arrière dans le pharynx (nous aurons l’occasion de revenir sur ces formes à propos des paraly-

Sies précoces de l’æsophage) : en même temps, les troubles vaso-moteurs se traduisent par de la pâleur de la muquieuse.

Les formes de moïndre ampleur miontrent une certaine mobilité du voile, et une atteinte strictement unilatérale .

Les signes fonctionnels sont moins importants ;: la luette est attirée vers le côté sain (la demi-gorge paralysée. est

du même côté que l’angine). Une anesthésie de là région : An retrouvée dans tous les cas où nous l'avons rechier: chée. . F

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Enfin, il existe des manifestations & minima qui séraïent Sans doute plus fréquemment constatées si elles étaient récherchées systématiquement : elles sont représentées par ” : des-troubles sensitifs presque isolés (bbs. n° 105) du. type D anesthésiques >. | 7

+ : Ainsi les atteintes précoces de la gorge ont.comme prin- . cipales manifestations celles qui dépendent de la paralysie du vwile du palais; mais ellés peuvent être plus diffuses. ” ou bien plus légères et parfois même n'intéresser que la sensibilité de la muqueuse. £ x - .

… bà Paralusies laryngées. — Les paralysies laryngées sont beaucoup plus rares que les précédentes ; elles leur sont . parfois associées. (angine et laryngite assocites, entraînant : ‘une paralysie de la gorge et du larynx: obs. n° 10 et . n° 72). Parfois telles sont isolées (obs. n° 60). . - © Signalons le problème des aphonies des trachéotomisés, et des dysphonies croupales très précoces qui mériterait lune étude-approfondie ; sà solution doit être trouvée dans . - | “un sens voisin de celui des paralysies angineuses. Elles . peuvent être intriquées avec des paralysies précoces (obs. Sen GO) EL LAS ES : RE | :

Le principal signe fonctionnel de la paralysie laryngée est ‘un trouble de lémission vocale qui peut aller d’un simple enrouement à laphonie complète.

D L’exarien laryngoscopique moutre une paralysie de la E constriction des cordes vocales et, à côté de ces signes . moteurs. une anesthésie de la muqueuse glottique. L’en-

… seinble évoquerai les parälysies myopathiques de certains pithiatismes (1). ; Re 57

— c) Les autres manifestations précoces — Avec ces. __ paralysies de la gorge et du larynx, faut-il'admettre dans . … le cadre des paralysies précoces centaines manifestations.

= : apparues dans les trois premiers septénaires, comme cer- 0 Htaines paralysies du muscle ciliaire, de l'œsophage, ket certaines wréflexies précoces des membres. inférieurs ? DC - æ)\ Ces dernières nous metiendront peu. On peut très LR ‘ bien comprendre leur mécanisme si l'on considère — quoique relativement fréquientes (obs. n° 27, 8, 9, 54, 68), elles sont réservées à des formes particulièrement graves où l'intoxication de lPorganisme est inlense, et que, passa- gères. elles cessent en même temps que les phénomènes loxiques / généraux. D'ailleurs on les observe aussi dans bien d’autres affections graves. Bref les aréflexies précoces - semblent dépendre de la sidérafion de l’ensemble des - fonctions de l'organisme et non d'un procéssus diphtérique.

(1) Ainsi que nous l’a déclaré le Dr Guerrier, chef de clinique da Service d’ 0. R. L. du Pr Terracol |

| RE D LAC Re nee D”) Les paralysies de l'œsophage apparues dans les pre-

miers septenaires. jusqu'à La publication de MOUNIER.

KUHN et PERREAU. inspirée par SEDAILLAN, n'avaient été recherchées systématiquement dans le service Pas-

keur que dans la période des paralysies tardives. Nous en avons relevé pourtant trois cas précoces très nels *

Fune apparue vers le 6° jour (obs..102, reproduite inextenso parmi les observations de paralysie du X. Une aütre observation intéressante est celle où, après une paralysie précoce üe Ja bouche de l’œsophage (20 ].) lume aggravation nette s'est produite le 39%, véritable paralysie en deux temps (»bs. 90 publiée in-extenso. Enfin, tout récemment (obs. 9758) après angine et laryngite, se sont constituées des paralysïes du larynx au 16€ j., et de la bouche de l’æsophage le 20°, Chez les trois malades le pharynx était aussi paralysé, ce qui élablissail une continuilé dans l'espace depuis le voile du palais.

Les auteurs lyonnais en: signalent deux cas analogues : munie au 11° j.. l’autre non précisée, sur les cinq qu'ils ont publiées récemment, et reconnaissent que les signes fonctionnels habituels sur lesquels .nous réconnaissons les paralysies ae’ l’œsophage. passent facilement inapperçus sur-

tout au moment des phénomènes staphyloplégiques ; dans.

une plus récente publication, les mêmes àäueturs décri-

. vent la paralysie de l’œsophage comme ume paralysie

umquement tardive. :

: En réalité, il test fort probable qu'il puisse exister des paralysies œsophagiennes précoces, et surtout de la partie haute de l’æœsophage, pouvant représenter lextension de la paralysie de la gorge vers le bas ; MOUNIER-KUHN insiste a’ailleurs sur l'importance de l’anesthésie muqueuse ; cette atteinte sensitive n'est-elle pas une analogie de plus avec les paralvsies du carrefour bucco-pharyngé ?

©) Beaucoup plus complexe est le problème de l'existence des paralysies précoces du muscle ciliaire ; nous ne ferons

qu’exposer ici les faits cliniques, réservant pour la partie

pathogénique la discussion principale. ;

.Ilexiste manifestement des paralysies du muscle ciliaire qui apparaissent avant le 21e jour, nous en avons un cas très met (obs. 86) et récemment nous avons relevé un aurte cas dans. la publication de MouxiEr-KuUHN tt PERREAU. D£s LAVERGNE en décrit aussi, mais ce n’est que vers la ae la période précoce que ces paralysies apparaiss sent. ;

. En outre, on bbserve souvent, et, dans les formes graves en particulier. des troubles visuels ‘très précoces : fatigabilité à la lecture plus ou moins grande, légère peine à regaraer de près : c'est l’'asthénopie wccomodative que le Professeur JANBON considère comme représentant l’atteinte à minima des fonctions contractiles du cristallin,

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