‹ Les Paralyses Diphtériques: Étude Critique d'après 114 ObservationsChapitre 28 sur 90 · FRÉQUENCE · texte numérisé non relu

FRÉQUENCE

Les membres inférieurs ont été touchés 63 fois au cours des 83 paralysies tardives, soit 72 p. cent dies cas ; ce chiffre doit d’ailleurs être un peu supérieur, car il est possible quie certaines formes fruistes à type de paresthésies

Be. isolées des extrémités, par exemple, n'aient pas été décek: lées, chez les enfants en particulier. Le désaccord que nous He. avons déjà signalé entre les statistiques qui ont été publiées 4 et celle-ci provient du grand nombre de ces formes frustes, "4 . que seule une recherche méthodique a pu mettre en évi- L- dience. ñ à eut ai ai fa} 4 20) DATE D’APPARITION. Ù RÉNALE Ainsi que le montre le graphique I, le plus grand nom-

A bre des atteintes basses débute du 28e au 40° jour. Mais L il existe un certain décalage par rapport aux courbes des

débuts ciliaires et vélo-palatins ; en effet sur 43 atteintes

associées des membres inférieurs et du voile (ou du mus- - cle ciliaire) 21 ont été simultanées, 16 sont à précessiont.

vékb-palatine (ou ciliaire), 6 seulement sont à précession À paraplégique. Il faut d'ailleurs remarquer que les fonc- - tions motrices réflexes it sensitives, si elles sont souvent atteintes toutes les trois, ne le sont pas toujours d'emblée simultanément, ket il n’est pas rare que les troubles subjectifs sensitifs apparaissent avant tout trouble moteur,

Ab >

Il est difficile de dresser un tableau clinique d'ensemble

des atteintes des membres inférieurs, en raison de leur polymorphisme, depuis les formes frustes représentées par de simples paresthésies des extrémités ou l'abolition isolée des réflexes ostéo-tendineux, jusqu’à la paraplégie flasqué complète, :

a) FORME COMMUNE. -- Elle est plus une parésie qu'une paralysie ; son début se fait par des paresthésies des extrémités (fourmillements dans les orteils et les doigts) (1), puis une diminution de la force apparaît, rendant la station debout et la marche difficiles. En même temps que les réflexes rotuliens disparaissent progressivement. Les groupes musculaires sont différemment touchés, le plus souvent ce sont les extf2nseurs et les péroniers (chute du pied,

impossibilité de la flexion dorsale du pied), encore que

ces muscles ne soient qu'imparfaitement paralysés ; d'autres fois. c’est sur d’autres territoires que l’alteinte prédomine. De toute facon, elle est mal systématisée, m'est nullement répartie suivant l’innervation tronculaire, même pas suivant les unités musculaires, car elle diffuse toujours sur les territoires voisins du muscle paralysé, et enfin n’a aucune relation topographique avec les troubles sensitifs. L'examen électrique ne révèle aucune anomalie de la contraction musculaire et de la conductibilité nerveuse ;: dans quelques rares cas cependant, une légère hypoexcitabiité galvanique et faradique des nerfs a pu être notée, mais jamais de réaction de dégénérescence d'Erb. | .. — Les réflexes rotuliens et Achilléens sont abolis pour unc longue période ;

— La recherche systématique des troubles ankesthésiques est en général décevante dans ces formes communes. La sensibilité subjective paraît seule atteinte.

b) ForMEs INTENSES (ou formies paraplégiques). — La paralysie est au maximum ; le malade ne peut absolument pas soulever les jambes du plan du lit, encore moins marcher. Cependant une certaïne motilité persiste toujours, et Yon peut constater que certains territoires musculaires continuent à se contracter légèrement. :

PSE PTE TT

(1) Les paresthésies digitales sont parmi les manifestations les plus constantes des paralysies tardives ; elles accompagnent presque toujours les paralysies des membres inférieurs, aussi n’en séparons-nous pas leur étude. Elles n’annoncent nullement en revanche une paralysie des membres supérieurs

hi —

Les troubles $ensitifs ici atteignent leur maximum d’intensité : paresthésies remontant assez haut dans la jambe, aouleurs mévritiques du type radiculaire, sciatalgies, signe aè Lassègue zones d'anesthésie complète ou dissociée, siégeant le plus souvent à la plante du pied ; cette forme est en général associée à une paralysie des membres supérieurs. réalisant une quadriplégie plus ou moins totale.

Page 1