‹ Les Paralyses Diphtériques: Étude Critique d'après 114 ObservationsChapitre 27 sur 90 · VALEUR PRONOSTIQUE · texte numérisé non relu

VALEUR PRONOSTIQUE

* Il est difficile de prévoir comment va évoluer tune paralysie diphtérique d’après la date d'apparition de la localisation vélo-palatine tardive. A cet égard, nos statistiques ne font ressortir aucune constatation de nature à nous renseigner ; des paralysies avec troubles vitaux app araissent aussi souvênt après des paralysies vélo-palatines les premières semaines de la phase tardive, que les dernières ; cependant les paralysies ultratardives, vers le 50 jour:

sont un lexcellent pronostic. a SRE

B. — PARALYSIES CILIAIRES TARDIVES 1°) FRÉQUENCE. L Le

Le muscle ciliaire «est un des territoires le plus souvent atteint au cours des paralysies tardives, puisqu'ainsi que nous l'avons déjà noté, il l'est dan$ la proportion de 41 p. cent. du nombre total. Et encore il est nécessaire de supposer que, chez les nourrissons et les jeunes enfants. nombre de paralysies ciliaires peuvent passer inaperçues. Cette localisation est toutà--fait particulière à la diphtérie

et ne se retrouve que dans d'autres affections que tout-à-

fait exceplionnellement : certaines encéphalites (Morax ”#t BALLACH), certaines tumetirs de la base (PARINAUD} botulismie.

Cette électivité de la toxine pour l'appareil accommro-.

dateur du cristallin peut même en amiener des paralysies isolées. d’un grand intérêt physiopathogénique, et qui sextérorisent d’ailleurs pendant la même période que lorsque ces paralysies sont associées à d’autres.

La plupart des débuts de paralysies ciliaires ne situent entre le 26e et-le 40° jour (graphique I) comme ceux des paralysies vélo-palatines. mais en cas d'association — nous

avons vu — la paralysie ciliaire est un peu antérieure et donc, dans les suites d’une diphlérie, au cours de la pé-

rioae des paralysies tardives, c'est avant tout l’apparition -

d’un trouble de laccommodation qu'il faut guetter, et il faut lattendre du 32e au 35° jour le plus souvent.

Le muscle ciliaire paralysé ne peut plus augmenter la courbure des deux faces du cristallin, et ainsi empêche l'accommodation de la convergence, l'atteinte étant presque toujours bilatérale se traduit par l'impossibilité de voir les obicts rapprochés ou presbvtie. Elle est surtout mise en évidence par l'épreuve de Ia lecture de près, et par sa correction par le port de verres convergents. La difficulté de la déceler chez les jeunes enfants est grande : üls m'accusent pas d'eux-mêmes les troubles de la vision et me .comprennent. pas ce qu'on leur demande. Chez les nourrissons, la recherche est impossible.

‘La paralysie de l’accommodation est purement ciliaire;: ‘tille ne s'accompagne d'aucun trouble des réflexes pupillaïres mi de la tonicité normale des muscles iriens (sauf si une atteinte du moteur oculaire commun lui est associée),

- je Se

Eck paraît donner comme très fréquente une mydriase | concomittante, et conseille de la rechercher comme signe …. de paralysie accommodative. Rien dans nos vbservations . ne permet de confirmer une telle opinion : il n’y a pag de mydriase appréciable associée.

g 1 1” 49) DURÉE.

RE Elle est toujours mal déterminée dans la pratique, à s fause de la fin progressive qui caractérise ces paralysies ;|

- il semble que dans un délai de 3 à 4 semaines, elles aient presque toujours disparu.

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