VI. — L'ETUDE PATHOGENIQUE
. Nous y démontrons la dualité pathogénique des paralysies diphtériques en essayant de préciser la conception que l'on doit se faire des manifestations tardives.
NII. — Le TRAITEMENT
. Nous mous efforcons surtout de montrer ses possibilités et ses impossibilités.
; Nous faïsons suivre nbtre travail de l'exposé détaillé d'observations de paralysies du pneumpogastrique qui illustrent la description clinique donnée dans la deuxième partie. ;
Les ouvrages qui ont trait aux paralySies diphtériques sont d'un très grand nombre ; nus ne réunissons que ceux qui nous ont paru présenter le plus d'intérêt pour la rédaction de motre thèse, maïs afin de ne pas surcharger motre exposé, et ae lui conserver son caractère d’automomie. nous avons cité dans l2 texte le mbins possible de noms d'auteurs et en particulier d'auteurs anciens (sans vouloir méconnaître ldur valeur ni les progrès qu'ils ont fait faire à la connaissance des accidents postdiphtériques).
Définition des paralysies diphtériques
Par paralysie diphtérique on entendait primitivement toutes les paralysies qui Succédaient à une diphtérie ; puis, après les découvertes de ROUX, furent seules considérées comme paralysies diphtériques, les paralysies qui étaient de nalure toxinique ; enfin ce critère physio-pathogéni- . que l'ayant emporté sur la terminalogie littérale, on ap-
pelle actuellement paralysies diphtériques les manifesta- {ions de limprégnation des éléments nerveux par la toxine.
| Remarquons quie
1°— Sont lexclues des paralysies diphtériques a) des manifestations paralytiques localisées, aontiempioraines aes accidents microbiens iniliaux qui cessent avec eux, dont la nature est inflammatoire (Loi de Stokies). : paralysies angineuses pour la localisation pharyngée, dysphonies croupales pour la localisation laryngée ;
b) les hémiplégies diphtériques dont les unes, plus pouvent précoces, sont le résultat de troubles vasculaires : embolie provenant de la fragmentation d’un caillot formée dans le cœur gauche lau cours du/syndrome malin, ou infiltration hémorragique des centres nerveux, par meio-
pragie capillaire, et les autres, en majorité tardives, grou-
pent des éléments disparates de troubles fonctionnels. curables par psychothérapie, et d'éléments organiques partiellement régressifs, sans doute fortuits.
Aucune hémiplégie diphtérique, en tous cas, n’a présenté dans le liquide céphalo-rachidien les caractères humoraux des atteintes toxiniques à distance.
20 Le syndrome malin, qui représente selon les conceptions miodernes l'atteinte toxinique du système sympathique, me fait pas partie du syndrome paralytique en
raison de son autonomie clinique et évolutive. ,
3o— Font partie des paralysies diphtériques a) des syndromes moteurs (pouvant être purs bu ASsOciés au suivant) ;
b) des syndromes sensitifs ;
c) des syndromes neuro-végétatifs ; d) des troubles de la réflectivité ;
e) des manifestations méningées ;
£)\ des manifestations encéphalytiques ; g) des manifestations psychiques.
Le