LES FAITS
Nous avons recueilli dans le Service des Contagieux 114 cas.de paralysies diphtériques, grâce à l’obligeance de M. Je Professeur JANBON qui nous à communiqué les observations des diphtéries traitées à la Clinique Pasteur de 1932 à 1945, et schématisées pour la plupart par lui: même.
. Certaines de ces observations concernent des malades suivis depuis leur angine, et sont très complètes : d’autres sont celles de malades hospitalisés au cours de la paralysie et où parfois il à été difficile de reconnaître l'exacte succession des phénomènes infectieux et toxiques. Cependiamt mous avons précisé avec le plus de rigueur possible la date de l'apparition des divers accidents par rapport à célle du début de la maladie.
Notre élude comprendra : À.
r ŸLes bases d’une classification clinique rationnelle : 1D L’exposé des tableaux synthétiques où sont résumées 1e observations : :
ID La répartition des formes cliniques et leur étude Statistique. RE PR , | * # se I.) Bases d'une classification clinique rationnelle
Ecx. dans sa thèse là justifié une classification tenant compte de la date d'apparition, de la gravité et de l’extension des accidents paralytiques. Elle avait le mérite essentiel de mettre surtout en évidence l'opposition si fructueuse du point de vue pathogénique, des paralysies précoces et des paralysies tardives. Elle est cependant imparfaite :
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elle donne comme paralysies graves des paralysies Œui, par ‘elles-mêmes m'entraîneraient pas la mort, mais s’accompagnent de signes toxiques généraux graves ket non des paralysies qui sont graves en elles-mêmes. De plus, le substantif «extension» et les adjectifs dérivés prêtent à confusion suivant que l'on considère le caractère extensif des accidents paralytiques en. Surface où dans le- temps.
1 semble que lon puisse établir une classification à la lois plus logiqueret. plus clinique, (car tous les cas sont envi-
. Sagés. let les plus importants mis en évidence), en prenant pour élémients : |
— la date d'apparition ; — la topographie ;
— l'évolution ;
— la gravité.
1°) DATE D’APPARITION : Elle est d’une importance considérable dans la connaïssance des paralysies et a permis d'en faire progresser la conception pathogénique.
En effet. parmi les caractères les plus remarquables des paralysies diphtériques figurent un début brusque et la constitution d'accidents rapidement au maximum. pour un territoire donné ; en revanche, l’évolution, ‘ne fois la paralysie installée, est sans aggravation pour lun groupe déterminé, la durée variable et imprévisible, la terminaison progressive. Aussi le clinicien est-il attiré d'emblée rers la date de ces éclosions se succédant les unes aux
autres, lorsque la paralysie s'étend, dans un ordre non immuable, mais assez souvent le même.
Noms comptons les dates d'apparition, comme la plupart
“des auteurs, à partir du début de l'accident initial (angine
constatée où dysphagie décelée par l’interrogatoire, coryza. laryngite), son premier jour comptant comme le premier jour de la diphtérie.
Si lon dresse comme l'a fait ECK un graphique de la répartition générale des dates d'apparition des manifestations paralytiques (graphique 1) on constate deux périodes séparées par le 20° jour :
— Jes paralysies survenues dans les trois premiers Septemaires sont qualifiées de précoces.
— les paralysies survenues dans les autres sont appelées lardives.
Chez un mêmé malade, on peut assister à l'évolution successive de paralysie précoce, puis de paralysies tardives. Ce sont les paralysies en deux temps d'ECK (paralysie du voile qui régresse, puis se réinstalle, restant ensuite seule
ou suivie d’autres-paralysies tardives).
Nous préférons les appeler mixtes, car le terme «lien aeux temps » laisse supposer une régression dans la para-
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