‹ Les Paralyses Diphtériques: Étude Critique d'après 114 ObservationsChapitre 65 sur 90 · V) ROLE DES FACTEURS OCCASIONNELS · texte numérisé non relu

V) ROLE DES FACTEURS OCCASIONNELS

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Classiquement les maladies intercurrenfes rémèlent les accidents paralytiques ; la coïncidence du début ou de l'extension des paralysies avec l'apparition d’une affection pathogène ne peut cependant pas être absolument probanle, car on à pu observer des paralvsies. diphtériqueg non agogravées par l'association d’ure autre maladie et des diphtéries initialement assez graves nie pas se compliquer de déterminations paralytiques: malgré l’adjonction d’ume varicelle, d'une rougeole bu d'une scarlatine.

Le facteur occasionnel que nus voulons surtout faire ressortir, est l'influence des iniections tardives de sérum Sur l’éclosion ou l'aggravation des paralysies.

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à ECKk avait cru voir un élément favorisant les paralysies précoces dans les réactions sériques, car ces dernières se produisent à peu près à la période où le plus grand nombre de paralysies précoces apparaissent et, dit-il, les

paralysies après IS angines non traitées son toutes ar dives.

… En réalité, on ne peut retenir ce fait, dans Firimiense majorité des cas du moins, car

— Sur 13 paralysies précoces simples observées à la

: Clinique Pasteur, 8 (soit 61 %0) étaient consécutives à dies angines où la Sérothérapie n'avait pas été instaurée, lou payait été postérieuremen à la paralysie ;

& Sur 32 paralysies “one deux sont consécutives à des diphtéries non traitées ;

Sur 32 paralysies tartides pures, 9 seulemikent (soit 28 0 ‘) sont le fait d'angines non traitées.

De plus, sans vouloir nier les perturbations humborales sériques apparentes cliniquement, nous devons faire remarquer que sur 53 paralysies précoces, après angines traitées par le sérum, 41 n'ont pas Présenté Se A de mamanifestations intolérance,

— que les chocs |! sériques observés dans les autres n'ont aucun svnchronisme avec la paralvsie de la gorge,

— ‘et enfin que onze phénomènies anaphylactiques postsérothérapiques ont été notés après des langines qui mont donné des paralysies qu'à la période tardive.

En revanche, des cas précis d'aggravation ou d’éclosion de paralysies tardives à la suite d'une injection trèd retardée de sérum font penser que les perturbations humorales ont beauoup plus d'influence sur les paralysies tardives que sur les paralysies précoces. Eck incite plusieurs observés par TINEL et par STROE, STATE DRAGANESCO «et. ST-CHISER à l'étranger.

Le professeur JANBON en a recueilli des cas indiscutables : \ {

OBSERVATION 65. — Angine non traitée, suivie de paralysie tardive, dù voile le 31e jour, des membres inférieurs de la nuque et du moteur oculaire externe le 47e jour, début de dysphagie œsophagienne à cette date, sans autre manifestation d'atteinte du système nerveux ; injection de 21.000 u. de sérum le 5re jour, le lendemain, apparition de bronchoplégie et exitus le 54e jour.

OBSERVATION 46. — ‘Angine traitée d'emblée par 3.000 nu. de sérum ; paralysie précoce du voile le 10° jour, paralysie ciliaire le 39e jour, vélo-palatine et des membres inférieurs le 41e jour, injection de Sérum de 51e jour. Le surlendemain, paralysie œæsophagienne ARenEt suivie de troubles cardiorespiratoires.

OBSERVATION 102. — Angine maligne traitée le 6e jour par des doses très insuffisantes itératives de sérum. Paralysie du voile et para lysie de la bouche de l’œsophage le 7e jour. Situation stationnaire jusqu ‘ay 36e jour où l'on injecte 8.000 u. de sérum ; le lendemain paralysie de la, Vie paire et de l'accommodation ; nouvelle injection de 3.000 u. le 38 jour. Le lendemain, augmentation de l'importance des signes toxiques ; atteinte sensitive des membres inférieurs, phénomènes cardiorespiratoires (syncope bleue, aphonie, es à

Ces cas d injection tardive du sérum sont les seuls que mous ayons à notre disposition avec celui de l’obs. 25 : (injection le 33me jour, sans aggravation des do immédiate mais extension ultérieure).

IL semblerait donc que les perturbations dues jau choc / sérique, surtout fortes lorsqu'une administration, antérieur de sérum a été faïte, favorisent l'éclosion des paralysies, principalement des paralysies malignes. Mais la sérothérapie des paralysies me doit pas toujours entrainer leur aggravalion puisque certains cliniciens en restent encore, partisans.

EN RESUME: Parmi les éléments déclenchant des paralysies diphlériques, une place doit êlre réservée aux. perturbations sériques qui peuvent révéler où aggraver des paralysies tardives.

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