MORTALITÉ AU COURS DES PARALYSIES DIPHTÉRIQUES
Nous avons relevé les décès sur venus parmi les diphtériques à la Clinique Pasteur de 1942 à 1945, en éliminant. ceux occasionnés par les accidents locaux ( (croup).
Cause du décès Sans paralysie Avec paralysie S. M. P. 19 : 2 S, M. SE = LA 41 i 7
Hem eco? SRE
S, M P. : syndrome malin précoce; S. M. S: syndrome malin s secondaire ; SeM:-T?* syndrome malin tardif),
— AÛ04 —
soit 33 exitus de paralysie terminées ne la mort, Sur |
114 (mortalité 15 %).:
Parmi ceux-ci
9 décès se sont produits du ScpHone au vingt- unième jour, groupés a “ailleurs la plupart entre le 9me ei Je 12me, et sont consécutifs à un syndrome Food malin qui
s'accompagnait de staphyloplégie.
8 sont survenus du 41ime au 54e jour, au cours de l'extension de paralysies tardives, et entrent dans le cadre du syndrome malin tardif de GRENET et MÉzARD que nous avons critiqué et dont nous avons proposé et justifié l'appellation de paralysie maligne.
Au cours des paralysies dont Ecx à fait une étude statis-
tique. la mortalité à été de 16 %, 52 décès, dont les 3/4,
sont à reprocner aux syndromes malins précoces et secondajires, mortalité ‘tout-à-fait analogue par conséquent en
valeur jabeolue ; mais pre forte relativement pour les.
synaromes malins {12 0% contre 8%).-Peut-être cette . différence” marque-t-elle globalement jo résultats de méthodes appliquées depuis 1935, Ja es me Le en particulier ? es
Graphique 3 — La mortalité dans la pass
Nombre __ décès DIE Fe a ADR 5 10 15 20 35 - A0 45 B0Ù: 7 35
ess décès au Cours des Hraitaie
décès en dehors des paralysies
A — 105 — , s : La mort se produit donc dans deux périodes :
a), Dans les accidents que réserve la première, les manifestations paralytiques, si elles existent, n'ont qu'un rôle clinique effacé, car elles ne sont représentées que par une paralysie du voile ; l'apparition du syndrome secondaire malin de MarrFan, traduction clinique de lintoxication profonde seule, ici, entraîne La mort.
b) Dans la deuxième phase critique au contraire, les cas mortels s’accompagnent loujours de paralysie et ce sont les phénomènes paralytiques seuls qui sont à craindre. L’atteinte cardio-respiratoire succède en général à ces para-: re disséminées d’autres territoires nerveux (voile, mus- (6) ciliaires,, membres inférieurs) et n'apparaît jamais comme paralysie isolée: De plus, cette atteinte s'accom- - pagne de peu de signes d'intoxication générale (nous avons
développé cette étude au cours die la description des paralysies végétatives).
Enfin, nos propres constatations, plusieurs exitus après le «cap » du 52 jour nous font repousser cette date lan 55°, le 52° apparaissant cependant comme un terme fati-
dique par Ssuile du maximum. de décès à ce moment el hussi parce que. en général, ainsi que nous l'avons bbservé dans les cas non miortels, c’est à partir de cette date que lon commience à assister à la régression des paralysies: