‹ Les Paralyses Diphtériques: Étude Critique d'après 114 ObservationsChapitre 81 sur 90 · SUR LE PLAN CLINIQUE · texte numérisé non relu

SUR LE PLAN CLINIQUE

- Nous en avons établi une classification qui se ‘trouve être à la fois clinique et pathogénique, et qui facilite la description des nombreux aspects sous lesquels elles se présentent. | |

Dans le cadre des paralysies tardives, nous avons inséré, parmi les paralysies végétatives, l’ancien syndrome malin tardif de. GRENET let MÉzARb, qui n’est en réalité que lextension au pneumogastrique (paralysies malignes).

Nous avons décrit certaines manifestations spéciales de la diphtérie : syndromes’ algiques, syndromes méningés, ericéphaliques et psychiques.

20) Du POINT DE VUE HUMORAL. L'étude du liquide céphalo-rachidien mous a fait affirmer que les paralysies précoces ne s'accompagnent d'aucune altération, que. la dissociation albuminb-cytologique ést la règle au cours des

-paralysies tardives, due. dans certains cas, les réactions

méningées latentes pouvaient se produire. Ë

30) Nos CONSTATATIONS ÉTIOLOGIQUES ont confirmé len-

tièrement les notions acquises.

4°), Dans notre ÉTUDE PATHOGÉNIQUE, nNuS avons essayé de démontrer que, sous le nom de paralysies diphtériques on comprenait ;

FL ADSET 5 RSR, :

— des névrites uscéndantes en relation avec le foyer dé

ne des toxines (paralysies précoces).

— des polyradiculonévrites curables avec illisibe svp. albumine cytologique provenant d’une atteinte du ‘système:

nerveux par voie:Sanguine, à at retardée (paralysies tardives).

— des wssociafions de ces dévèx groupes (paralysies te

Dee en 2 temps tou intriquées.

0 )1 Sur le PLAN THÉRAPEUTIQUE, ILOUS, avons fait. ressortir linefficacité des principales méthodes curatives, le danger de certaines, et en revanche l'importance préventive “du traitement initial de la ne

Nous publions ici la plupart des cas où ont été observés des paralysies malignes.

. OBSERVATION 16, — (1) M. BLANCHE, 50 ans, non vaccinée. Angine initiale avec énormes fausses mernbranes grisâtres et grosbo réaction ganglionnaire cervicale sans périadénote ; assourdissement. du premier bruit cardiaque, et tension artérielle à 10-8. Azotémie o g. 51 pour “mille ; albuminurie de 1 g. 10. Hémogramme: 26.000 G. B. . comprenant 75 pour cent de polynucléaires. f

Traitement institué le cinquième jour: 150 cm3 comme dose initiale; doses dégressives par la suite (au total: 5oo cm3 de sérum en’ 7 jours). Strychnine: 10 milligrammes par jour.

La rétrocession des phénomènes se produit en 7 jours.

: Du neuvième au douzième jour, légère maladie sérique.

À. partir du séizième, reprise thermique avec paralysie vélo-palatine, paralysie de l’accommodation, hypoacousie, affaiblissement des réflexes tendineux ; évolution d'un syndrome secondaire caractérisé par un dédous blement du ‘second bruit cardiaque, uné ‘arythmie extrasystolique et une chute lensionnelle. :

Du 35e au 65e jour, reprise des troubles avec paralysie vélo-palatine, extension de la paralysie des membres inférieurs.

Tach; véardie

Traitement strychnique ee jusqu'au 70° jour à doses lentement :: régressives.

Résumé : Dhs sévère avec évolution Fun sydronme toxique secondaire, paralysie mixte avec atteinte légère du Rocnosasirique.

OBSERVATION 17. — L. ANDRE, 8 ans, sans antécédent pathologique, non vacciné. Angine débutant, par dysphagie isolée, température 38° 5. Entre à clinique Pasteur le cinquième jour. Température 3d9b ; pouls 116. Enorme adénopathie bilatérale prédominant à gauche avec périadénite ; haleine félide. L'angine est pseudo-phlegmonneuse à gauche et caractérisée par de volumineuses fausses membranes qui recouvrent les piliers et l'amygdale gauche, et une partie de la luette et l'amygdale

droite: Dans les urines: tracés d'albumine ; azotémfe à og. 4o ; Leuco-

cytose de 24.000 avec 82 pour cent de polynucléaires.

Traitement: sérothérapie de 110 cm3 comme dose initiale, suivie de doses décroissantes (360 cm3 en six jofutrs). Sttychnothérapie : 15 milligrammes par jour (soit 0,75 mgr. par kilog de poids corporel).

Evolution : régression des phénomènes locaux en 7 jours. FO

. Cr 5 . RÉ . : Ù \An .

Au vingtième jour, accidents sériques qui dureront pendant 6 Jours.

A partir du 85e jour vont se manifester les accidents suivants : tachycardie avec instabilité cardiaque (110 à 140) à disparition progressive des réflexes tendineux des ‘ membres inférieurs,

recrudescence de la polynucléose (16.000 leucocytes dont 77 polyÿnu- #

cléaires pour 100) Le 65e jour, tout est rentré dans l’ordre. S Traitement: la strychnothérapie a été maintenue du cinquième au quarantième Jour sans inténpiion à doses lentement dégressives.

5 RTE À PTE EME SNMP ON RER Te Pr ; Résumé : : Angine” “maligne” { typique traïtée le 5° jour, suivie de paralysie tardive avec atteinte maligne.

OBSERVATION 18. — G. DELPHINE, 9 ans, sans antécédent patho-

logique. Début de l'angine le 18 movembre 1936. Entre à la clinique Pasteur le huitième jour, tempérafure à 38 4, pouls à 100, adénopathie bilatérale sans périadénite, . Enormes fausses membranes recouvrant les

piliers et les amygdales des deux côtés ainsi qu'une partie de la Huetie. Fétidité de l’haleine.

Albumine légère. Azolémie de. o g. 35. 17.000 G. B. comprenant 84 pour cent de polynucléaires. :

Traitement : sérothérapie spécifique ‘de 100 cm3 le premier jour.

suivie de 270 autres cm3 les cinq jours suivants. Strychnothérapie : 10 milliramies par jour en cinq injections.

Rétrocession des phénomènes locaux en cinq jours.

Au re jour, légère reprise thermique.

A partir du 53 jour, s'installe une ftachycardie (110-120) qui subsistera jusque vers le 60° jour.

Résumé : Angine commune traitée tardivement lau 8e

jour par le sérum. Légère amorce de syndromie secondaire.

Syndrome paralytique mono - SD du 50° jour, avec tachycardie durable.

OBSERVATIONS 20. — C.- PAULETTE, 4 ans, enfant débile,

ne pesant que 9 k. 650, a eu une angine diphtérique d'allure com-

mune 46 jours avant l'entrée à la Clinique Pasteur. Traitée dès le

dénimot-déethreatiilns nl re di en rsapi ee Li ever

deuxième jour par 4o cm3 de sérum, puis par des doses en tes ES

(100 cmè au total) Guérison clinique.

Le 4r'e jour, apparition de paralysie vélo-palatine.

À son entrée, température, 3% 4, paralysie caractérisée du voile,

abolition des réflexes tendineux, pâleur, vomissements. Accélération du pouls. Azotémie de o g. 38 pour mille,

Traitement : 14 mgr. par jour de sulfate de strychnine en injection,

Les vomissements se répètent ; troubles respirafoires caractérisés par

de la gène et un rythme saccadé.

Exitus le 48 jour. pe d !

Résumé : Angine diphtérique d’allure commune, paralysie maligne apparue le 47e jour.

DBSERVATION 21. — $. PIERRE, 18 ans, est admis à la clinique

Pasteur le 25 septembre : 1937, . porteur d'uñe ange diphtériquA

ayant débuté l'avant-veille. 100 em3 de sérum ont déjà été injcotés la veille. L' examen permet de. constater de volumineuses adénopathies cervicales. avec périadénite, prédominant à drolite ; ooryza avec érythème

des orifices narinaires ; : haleine fétide ; la gorge est occupée par

d'énormes fausses— membranes grisälres sphacéliques, recouvrant l'amyg-

dale gauche, d'aspect pseudo-phlegnyonneux ; luette très œdèmatiée ;

paralysie angineuse. à RE Etat général rélativement: bon ; Se à 380, pouls à 100 ; tension art. 14-8.

Traitement : nouvelle injection de 100 cm3 de sérum ; anti-diphthérique 4o cm3 de sérum anti-gangréneux, sulfamides, sérum glucosé ‘isotonique. Le RASE

Les phénomènes s'étendent malgré cela le den Traitement : -200 cm3 de sérum anti-diphtérique, et 20 de sérum anti-gangréneux. Les jours. suivants, la sérothérapie est continée jusquà atteindre 623.000 un anti-toxiques au bout d'une semaine ; amélioration des signes locaux, mais apparition de signes hémorragiques ax points d'injection ; azo-

®témie à o g. 60. albuminurie de o g, 55. On commence la strychno-

thérapie à la dog de 5o mgr. le dixième jour, ainsi que des traitements. par adrénaline et extraits surrénaux. Après le dixième jour, le syndrome hémorragique s'atténue légèrement ; on abaisse le 14e jour

le traitement strychnique: à 4o mgr.

À partir dusi7, évolution d'un syndrome malin secondaire : galop cardiaque avec assourdissement des bruits, chute tensionnelle‘ à 8. 5; vomisséments. Traitement : 5o mgr. de strychnine ; ouabaïno un quart de mgr. Adrénaline: XL gouttes. Extrait surrénal injectable ; acide ascorbique 100 mgr. Ce traitement sera poursuivi pendant

$ jours avec élévation progressive des doses de strychnine à 70 mgr.

Un électrocardiogramme met. en svidgnes la négativité de l'accident T dans les trois dérivations.

‘ Après le 24e jour, les principaux symptômes ‘cardiaques ont disparu (l'E. C. G. montre cependant un alloñgement de l'espace PR le 316 __ jour). Par contre les réflexes tendiceux s’affaiblissent puis disparai sent le 3o jour. La paralysie vélo-palatine, qui avait disparu, reparaif le 3ot jour. Troubles accommodatifs et troubles sensitifs des extrémitéy (paresthésies), diminution de force aux quatre membres, accusés par la malade le 34e jour.

Les doses de strychnine sont élevées à 80 mgr. quotidiens. Cette dose sera maintenue ne ‘au 45e jour de la müladie, sans signe d'intolérante.

LAB, Ris

Le 4o jour, après 48 h. d’élévation thermique à 38 se manifesta un court épisode de dyspnée angoïssante avec tendance syncopale qui cède PORPEEERe après quelques heures.

Par la suite, aucun phénomène nouveau ne se- produit ; les’ doses

de strychnine son abaissées prog gressivement et leg signes paralytiques”

disparaissent ; Les réflexes ne seront perçus qu'après le 150€ Jour.

Résumé : Angine maligne à forme pseudo- -phlegmioneu-

se, accompagnue d'un syndrome malin precoce qui na rétrocédé qu'après des doses énormes. de sérum anti-

diphtérique ; paralysie angineuse sur laquelle s'est enchainée lurie paralysie précoce du voile, syndrome malin secon-

daire du 17° au 26° jour, tr

aité par fortes doses de strych-

nine ket loni-cardiaques. À partir du 33 jour, évolution de

paralysies tardives ; le 40, accident d'allure bulbaire avec dyspnée angoissante el tendance syncopale.

è OBSERVATION 28. — M.

Clinique des maladies CPAABIAUES le 28 octobre 1938. Le début de la maladie remonte /au 24; on constate une angine diphtérique caractérisée par une fausse membrane plus petite sur l'amygdale gauche ; halcina f étide ;

droite. Température 38 6. Pouls 96. ones des réflexes aux membres inférieurs.

Traitement : 150 «m3 de sérum anti-diphtérique et ‘9 strychnine (en 5 injections par jour).

Le troisième jour ‘état sans changement, persistance des fausses membranes, abolition complète des Achilléens T.A.: 12-09 ; traces d'albumine - dans les urines ; azotémie 0,38. Léucocytose de 23.000 avec 78 pour cent de polynucléaires. On renouvelle l'injection de sérum ; la Sstrychnine est élevée à 18 mer. Le lendemain, amélioration locale, abolition complète des réflexes ados des M. I. Traitement : z sérum 5o cm3; strychnine 28 mgr. Même traitement le lendemain. Le Gme jour guérison locale, réapparition des réflexes. Hèémogramme : 11.000 leucocytes dont 62 p. cent de polynucléaires.

À partir de ce moment, réduction progressive des doses de Are jusqu'à 5 mgr. au »0me jourt

Au 23me jour, apparition de syndrome mhlin : vomissements, accélération du pouls, accentuation de la pàleur. Le lendemain, doubur épigasirique. On constate un gros foie douloureux, débordant de 4 travers de doigt le rebord costal. Aggravation continue jusqu'au 26me jour : galop tachycardie, abolition complète des réflexes ostéotendineux ; ‘azotémie normale. 10.600 leurocvtes dont 66 polynucléaires ; SR de -4' gr. par mille, sans cylindrurie. se

Traitement : ouabaïne 1/8 de mgr., ventouses scarifiées sur l'aire hépatique ; strychnothérapie reportée à 28 mgr.

Le 26me jour, apparition de troubles accomodatifs, un électrocardio-

gramme montre en dérivation T.dés atypies ventriculaires caractérisées par

ELIE, 9 ans, (non vacciné entre à la

adénopathies cervicales bilatérales, plus importantes à ;

mgr. de :

un bas voltage avec encoche sur la branche montante de l'onde rapide et

accident T négatif de faible amplitude. |

LE | = 133 — Traitement : » injections d'ouabaine de 1/4 de mgr., strychnine : 35mgr.

Les jours suivants, amélioration rapide des signes généraux, hépatiques, et cardiaques. L'électrocardiogramme lui-même dénonce la régression des atypies, mais la strychnothérapie est mainteque à 36 mgr. Jusqu'au 36me jour. À cette date, la dose de strychwine est descendue à 28 mgr.; le lendemain, réapparition des manifestations cardiaques : ébauche de galop,

‘accélération du pouls ; le foie déborde légèrement à nouveau. On. reprend.

l'ouabaïne. Le 38me jour, même état général, légèrement aggravé : appar rition de paralysie vélo-palatine. Traitemidat :

2 injections de 1/4 de mgr.

d'ouabaïne ; retour à la dose de 35 mgr. de strychnine.

- Du 38me au 43me jour, état grave, mais stationnaire.

Aux traitements précédents qui sont continués, on adjoint des injections de glycose et insuline. À partir du 43me jour, l'amélioration est franche ;

les médications toni-cardiaques sont arrêtées ; la dose de strychnine «sf - abaisée à S3omgr. Par la suite, évolution des paralysies

: moteur oculaire L . { . e ci commun droit et moteur oculaire externe gauche (47me jour). En même

temps, aggravation des troubles de la déglutition (paralysie de l’ésophage)

. À : re È x 2 RP re Par la suite, amélioration de la paralysie des membres inférieurs, guérison de la paralysie accomodative. La sérothérapie est progressivement

abaissée,

Résumé : Angine submaligne traitée à partir du 12e

jour par 280.000 un. de sérum en 4 jours et par de

jour, cédant sous l'influence de la strychnine et des toni4 cardiaques. À partir du, 36° jour, après une légère détente dans la strychnothérapie, accidents malins tardifs beau- COtip moins intenses que les précédients, associés à des paralysies vélo-palatines, accommodatives, oculaires et des membres inférieurs. (pus de paraysie du vague)

fortes doses de strychnine. Syndrome malin du 23° au 33e

: OBSERVATION 4o. — M. PAUL, ans 1/2, non vacciné, entr le 14 octobre 1941 dans le service des maladies contagieuses. Paralysie du voile du palais avec reflux des liquides par le nez et nasonnement depuis 5 jours. La famille ne s'est pas aperçue de l'existence d'une angine au cours des semaines précédentes. À l'entrée, enfant pâle, asthénique, signes nets de paralysie du voile avec en plus dysphagie pour les aliments solides (toux quinteuse), paralysie de l'œsophage probable qui n'a pu être vériflée par lendoscopie : difficulté de la marche et abolition des réflexes ostéotendineux des membres inférieurs, strabisme de l'œil gauche, impossibilité de déceler l'atteinte accomodative. g.100 G. B. dont 74 polynucléaires.

Traitement. par la strychnime : 3 mgr. d’abord, augmenté ensuite à

16 mgr., dose qui sera conservée pendant 15 jours.

Le 26 octobre, les troubles régressent, la déglutition devient presque normale pour les solides; par la suite, les autres paralysiés disparaissent, sauf le strabisme qui existe encore au moment de la sortie (10 novembre), et l'abolition des réflexes. :

Résumé: Angine ou coryza passé inaperçu, paralysie vélo-palatine et des membres inférieurs, paralysie de

— 134 — 2-0 l'œsophage. Pas de paralysie maligne proprement dite.

OBSERVATION 46.— L.. DORA, 19 ans, non vaccinée, a été atteinte

le 8 septembre 1942 d’une angine pseudo-phmegmonneuse qui, incisée à deux reprises, n'a pas donné issue à du pus; 7.000 unités de sérum faites à oe moment ont provoqué une réaction locale rouge et œdèmateuse.

Au ome jour, apparition d'une paralysie vélo-palatine précoce ; le 1imé jour, douleurs rétro-sternales et vomissements.

Régression des phénomènes locaux.

Installation tardive de paralysies, troubles de l'accomodation le 3gme

jour, reprise de la paralysie du voile le 4irme jour ; atteinte des membres

inférieurs au même monrent,.

Entre à la Clinique Pasteur le 28 oëbobre (51me jour) ; température normale, pouls à 100-110, paralysie vélo-palhtine, ciliaire, parésie des membres inférieurs avec paresthésies digitales, abolition des rotulieng puis des achilléens ; présence de bacille de Lœfflkr dans le mucus nasal. On injecte 50.000 un. de sérum, et on commence la AA ERDE intensive : 50 mgr. par jour atteints en 4 jours.

Le 53me jour, extension des paralysie : moteur oculaire externe gauche ; diminution de la force des miu&cles du tronc, toux. incessante.

Le 54me jour, paralysie des trapèzes et des sterno-cléido-mastoïdiens : tête ballante ; paralysie de la bouche de l'æsophage et de la corde vocale droite, vérifiées endoscopiquement ; hypoesthésie laryngée ; arythmie extrasystolique. Température 380.

Le 55me jour, aggravation de ces symptômes : lipothymies ; pouls à 140 avec phases d'extrasystoles alternant avec une arythmie complète ; tension art. à 9/5. Foie gros et douloureux ; vomissements ; albuminurie de 1 gr.10 par litre, sans cylindrurie ; azotémie normale 4.000 G. B. Réflexe oculo-cardiaque très exagéré (au 1/4 de minute ralentissement au pouls de 32 à 15). Ces signes persistent jusqu'au 58e jour, avec adjonction d’hypoacousie bilatérale :et vertiges L'examen électro-cardiographique montre des extrasystoles du type ventniculaire droit, rythme fondamental sinusal, et ondes rapides normales avec T très bas en D.1

Traitement : augmentation de la strychnothérapie à 72 mgr. par jour, ouabaïne intraveineuse, acide ascorbique et cortine de synthèse.

Au 5gme jour, amélioration ; température 3707. Pouls à 100 régulier ;

disparition de la toux, reprise de la déglutition et de la voix. Une para-

lysie des mugcles de la vie de relation persiste cependant sansi te ment ; quelques phénomènes de saturation strychnique.

Du Gome au 63me jour, amélioration continue sauf pour les paralysies des membres et du tronc : réflexe oculo-cardiaque encore exagéré.

L'exploration méningée décèle une dissociation albumino-cytologique : (x gr. 8o d’albumine) ; diminution des doses de strychnine.

Au 65me jour, apparition de douleurs en c&intures de la base du thorax, et ne algie sciatique droite À ?

Au Ame jour, reprise de la paralysie du voile et la musouläturé extrinsèque de l'œil ; dissociation albumino-ytologique : gr. 4o d’albu-

mine par litre ; anesthésie à tous les modes de le nine mais

ra Ar = 135 —

éymétrique (la tèle, le cou, le dos, le siège el la face interne des cuisses sont respectées). Puis l'anesthésie se limitera aux main et aux membres inférieurs jusqu'à mi-cuisse, au deux territoires uniquement pour la dous

leur. En même temps, rougeur violacée des mains et des pieds avec hypersudation ; parésie vésicale transitoire.

__ Au 84me jour, régression de tous ces signes. Les réflexes seront encore absents le 145me jour, le taux d’albumine du L.C.R, contrôlé à plusieurs reprises revient lentement à la normale.

| Résumé : Angine diphtérique pseudo-phlegmonneuse in- . suffisamment traitée ; paralysie vélo-palatine précoce le 10 jour, syndrome secondaire du 11° au 25° jour, paralysies tardives multiples à partir du 39 jour, avec atteinte des quatre membres et des IIIe, IXe, Xe et XIe paires. Le o3° jour, troubles cardiaques graves avec atteinte vagale, cédant brusquement au 5%. Ultérieurement, longue évolution du syndrome paralytique et des membres, combliquée pendant 20 jours de violentes algies radiculaires et d’anesthésie. Guérison complète. (1) - OBSERVATIONS. — L.. ODETTE, 29 ans, enceinte de 4 mois, non vaccinée. Angine maligne pseudo-phlegmonneusä le 3 novembre 1942, incisée à deux reprises sans issue de pus. Diphtéria confirmée le 5me jour.

Traitement par 35.000 un. de.sérum ce jour là et par la même dosa le - lendemain. ; Pin CNE

Le 9 novembre (7me jour) admission à la Clinique Pasteur, pouls à 100, température 580. Tension art. 13-6. Fausses membranes énormes sur tout le pharynx, coryza léger, voix éteinte, adénites bilatérales avec gros œdème du côlé droit, Quelques signes d'intoxication: AlbumfinG : o gr. 10 par litre ; polynucléose discrète (8.200 G. B.) dont 79 pour cent da . polynucléaires). Traitement : strychnine 20 mgr., puis 4o mgr. par jour, vitamine C.I; cortine de synthèse.

Au rrme jour, nettoyage local obtenu, mais apparition de paralysie du voile, strychnothérapie portée à 54 mgr. par jour. Le 14me jour, accidents sériques (arthralgies, trismus, érythème ; température à 3802) traités par 2339 RP. Abaissement des doses de strychnina à 10 mgr. par jour. 5 Le 1gme jour, température normale, aggravation brusque des troubles cardio-yasculaires, pouls à 100, irrégulier, T. A 8-5, bruit de galop ; og.5o d’albumine par litre d'urine. Traitement : ouabaine intraveineuse ; strychnine 54 mgr. par jour. ; Aù 28me jour, ces signes ont disparu et la strychnine a été abaissée. progressivement en raison de l'apparition d'un, signe de Chwoëtek ; léger Kernig. Vérification du L.C.R. ; o gr. 60 d’'albumine par litre. Le lenderain, réapparition du galop et des extrasystoles ;, la paralysie vélique à presque disparu. Strychnothérapie : Ao mgr.

Le 3ome jour, reprise de la paralysie vélo-palatine. Jusqu'au 3gme jour, toux sèche pénible. L'examen ne montre que de la submatité à la base droite avec un léger souffle expiratoire ; température

A)) Cette observation a été présentée ainsi que les trois suivantes à Ja Société des Sciences médicales et biologiques de Montpellier le 4 Juin 1943, :

LAS 2 NET 7er

pe

3802. Ponclion exploratrice négative. La radiographie montre un voile congestif diffus centré sur des images nodulaires à contours flous. En même temps, paralysie de la bouche de l'œsophage et paralysie des dilatateurs de la glotte.” ;

Le 44me jour, mêmes signes, réflexe oculo-cardiaque très exagéré. (au 1/4 de minute, le pouls diminue de “fréquience de 22 à 12) ; ; albuminerenier. DO. :

Au 46me. jour, aphonie extériorisant une paralysie des constricteurs du larynx. Par la suite, extendion du processus paralytique au XI externe, paralysie des trapèzes et des sterno-cléido-mastoïdiens. Par suite d'une erreur, la strychnothérapie est interrompue, .

Au b2me jour, fourmillements dans les mains, holton des réflexes Achilléens, paralysie faciale gauche ; aggravation des phénomènes pulmonaires : encombrément bronchique avec räles humides fins nombreux aux deux bases ; légère dyspnée.

Le 53me jour, aggravation de ces derniers symptômes, malgré la reprise du traitement strychniné et les injections d'ouabaine. Exitus.

Résrimé : Angine diphtérique maligne à forme pseudophlegmonneuse “lardivement traitée (à par tir du 5° jour) : paralysie vélo-palatine précoce (11° jour) ébauche de syndrome secondaire du, 19 au 25e jour, à partir du 50° jour, paralysies tardives multiples avec atteinte du pneumogastrique. à

OBSERVATION 52.— B… GEORGETTE, 14 ans, vaccinée imparfaitement 4 ans auparavant, coryze depuis le rer novembre 1942 ; angine le 4 novembre. Le médecin n'est appelé que le rome jour et constate une angine maligne 140.000 U. A. injectées en quatre jours.

Le r4me jour paralysie vélo-palatine. À

Le 27me jour, asthénie intense, vomissements, lipothymfes, dyspnée sine materia, tachycardie, galop, gros foie douloureux ; T. A. 10/9.

Entre à la Clinique Pasteur le 2 décembre (32me jour). Mêmes signes ; température 387 ; albuminerie de 0,50, sans cylindrurie. Azotémie normale. G. B. : 13-200 dont 61 pour cent de polynucléaires.

Traitement par ouabaïne, acide ROBE extrait surrénal total, strychnine (24 milligrammes).

À partir du 33me jour jusqu'au 38me, amélioration progressive, disparition ‘des signes cardiaques et urinaires ; foie normal : température mor< male. Une er Hhaton rachidienne montre 0,50 d’albumine par litre, 78.30 de chlomures, 0,42 de glucose ; oo6o0o 22221 o0000 pour le Benjoin Colloïdal.

? Le Aome jour, extension des paralysies : fourmillements dans les mains ; abolition des achilléens, des rotuliens, stylo-radial et tricipital ; mydriase, paralysie du M. O. E. droit. Quelques signes. d'atteinte du pneumogastrique : râles épars dans les deux hémithorax, quelques frottements pleuraux ; accélération du pouls au delà de 140. :

Traitement : onabaïne et augmentation à 60 milligrammes des doses de strychnine,

Le hxme jour, signes persistants ; toux sèche fréquente : le strabigme

et la mydriase ont disparu. Le soir, élévation thermique à 39/5. Pouls à 140. Dans la nuit, sueurs profuses, douleur épigastrique, polypuée superficielle, cœur sourd, pouls à 144. T. A, : ro-6, L'auscultation pérmet de constäter l'envahissement des plages pulmonaires par des ràleg fins humides. À |

| Traitement : ouhbaïne, camphre, cortine de synthèse ; une petite saignéo suivie d'injection d'ouabaïne diminue les phénomènes. Inhalation d'oxygène. s

Le 42me jour, les accidents se reproduisent à plusieurs reprises avec

douleur angoissante. rétrosternale et s’amendent par l'administration Con Juguée d'ouabaïne, strychnine, puis éphédrine ; mais les signes d'encombrement pulmonaire persistent entre les crises.

Le 43me jour, crise très importante, mais T. A. maintenue : rr-6. … Exitus dans la soirée.

Résumé : Chez une vaccinée, angine diphtérique secondairement maligne, tardivement traitée (140.000 U.A. à partir du dixième jour). Paralysie vélo-palatine le quatorzième jour. Syndrome secondaire malin du 27° au 38° jour, à type d'insuffisance cardiaque. Syndrome paralytique gextensif à partir du 40° jour (aréflexie des membres, HT, VE et X) et mort par bronchpoplégie au 43 jour.

OBSERVATION 54.— D. GERARD, 5 ans, sans antécédent pathologique; correctement vacciné contre la diphtérie en 1941, entre à la Clinique Pasteur le 14 février 1943, au troisième Jour d'une angine diphtérique vérifiée déjà bactériologiquement.

A l'examen, on constate ‘une angine maligne typique. Enfant très pâle, asthénique ; température 374 ; pouls à 104. Haleine fétide, dysphagie, adénopathie bilatérale avec périadénite douloureuse et œdémateuse (cou proconsulaire), fausses membranes grisâtres très étendues sur tout le fond de la gorge. Voile peu mobile avec nasonnement (parésie angineuse).

"T. À. : 9-b, ébauche de galop. Le reste de l'examen est négatif. Azotémie 0,50, urines normales, polynucléose à 17.000 G. B. dont 91 pour cent de polynucléaires: |

Traitement immédiatement mis en œuvre + 40.000 .u. de sérum ; 12 mgr. de strychnine sous-cutanée en six injections, ouabaïne intra-veineuse, lacida ascorbique, extraits surrénal.

Le lendemain (lime jour), extension de l'æœdème vers la région supér'eure du thorax, pouls à 120.

Le Be jour la régression. commence et la strychnine, dont la dosa avait été portée à 25 mgr. par jour, est interrompue en raison de l'aparition de petits signes d'intolérance (signe de Chvosteck, quelques sou4 bressauts musculaires). Au 8me jour, état général et local ‘excellent.

A partir du gme jour, évolution du syndrome secondaire, accélération | progressive du pouls jusqu'à 164 le r3me. Päleur, chute tensionriellle à .8,5-5. Bruit de galop. Hépatomégalie. Des vomissements répétés ainsi que des extrasystoles s'ajoutent aux signes précédents du ï/me au 16me jou,

Lh à».

L'azotènne «si aloms à o gr. 88. Traces d ‘albumine dans les urines ; poly= nuciéose croissante (28.200 puis 31.800 G. B. se 80 et 82 polynucléaires pour 100). Atypes ventriculaires décelées à l'électrocardiogramme : bas voltage, URSS de l'onde rapide, négativité de T dans es troïs

dérivations. l

On reprend les injections d'ouabaiïne et de strychnine (25 mgr. par jour).

Le r17me jour, apparition de ne Haies mais amélioration générale qui va se poursuivre les jours suivants : disparition des! vomissements, pouls à 100; T. A. revenue à 10-6,5. Les extrasystoles et le bruit de galop vont en s'atténuant. Albuminprie de 1 gr. par litre et poussée transitoire d'œdème des membres inférieurs et des bourses. L'azotémie revient à 0,00 puis 0,45 le 20me jour. Les chiffres de la polynucléose s'abaissent également ;. il reste cependant un léger mouvement fébrile à 38° qui ne s’éteindra que le 25me jour. Auparavant, on assiste à l’affaiblissement uis à la disarition des réflexes tendineux des membres inférieurs.

L'ouabaïne est quotidiennement administrée jusqu’à ce moment, les doses de strychnine sont diminuées à 15 mgr.

Du 29me au A4me jour, période de stabilité Dole laquelle la strychnothérapie est dimimuée à 12 mgr. par jour. Le 43me jour, une explo-

ration rachidienne montre uhe dissociation NEC LES (0,70) du L. C. R.

À partir dw 28 mars (45me jour) il des paralysies. A la paralysie vélo-palatine et à l'aréflexie des membres inférieurs déjà existante s'ajoutent une paralysie de l’accomodation (le 45me jour) du M: O. E. gauche (le 4gme). Le 5ome jour, l'enfant tousse à chaque ingestion d’alinients * solides (paralysie de l'œsophage, gène respiratoire er ï sans signes d'auscultation.

Le 5ime.jour, paralysie faciale gauche avec ébauche du signe ‘de Charles Bell ; chute de la tête à gauche, paralysie du trapèze et du sterno-cléido-mastoïdien de ce côté, dysphonie par paralysie de la corde vocale gauche ; encombrement bronchique des deux bases (râles humides): vérifié radiologiquement par des opacités irrégulières sus-diaphragmatiques. Le soir ces signes se sont aggravés pouls rapidement accéléré de 120 à! 152 ; poussée fébrile à 3803, remontée de la polynüucléose à 22.300 G.B. avec 89 6 de polynucléaires.

Traitement : ouabaïne. augmentation dela pobologie strychninée! à: 24 mer. “OPEARRE -

Le lendemain (52e jour) l'amélioration s'amorce par une moindre intensité. de l'encombrement bronchique. R.O.C.très exagéré (arrêt des battements cardiaques après 10 sec. de compression des globes oculaires).

Le 55e jour, une tendance au spasme de la glotte est observée, début d’iniolérance à la strychnine dont les doses sont abaissées et qui est arrêtée le 60e jour. La polynucléose, à cette date, est passée à 9.100. Le pouls se ralentit progressivement et les paralysies s’amélioirent.

Le 58e jour, il subsiste ‘une paralysie de la Vle paire gauche, une parésie faciale gauche ; l'abolition des réflexes aux quatre membres ; la recherche du R.O.C. pres toujours l'arrêt des battements cardiaqves,

mie

Le 62e jour, l'enfant sort du service. Le LCR contient + gr. 20 d'albumine, 78.10 de chlorures et 0g.56 de glucose pour mille.

Par la suite, l'enfant est revu à plusieurs reprises, la marche n’a débulé — vâcillante — que le 81e jour, mais les réflexes sont abolis aux quatre membres, et la parésie faciale persiste ; le R.O.C, est positif (abaissement de 16 unités par minute). - | f Au 10g9e jour, il ne reste que l'abolition des réflexes aux membres ipférieurs ; l'albuminose rachidienne est. réduite à 0,55.

Résumé : Chez un vacciné, angine .mialigne d'emblée, avec œdème cervico-thoracique, traitée au 3° jour (40.000: U.A). Syndrome secondaire à manifestations car diaques prédominantes du 9 au 25° jour. Puis paralysies extensives tardives (30e jour) avec atteinte des HI, VI, VI, IX, X et XI, réalisant le 51° jour un tableau angoissan du fait de quelques phénomènes de bronchoplégie. Sédation le 60 jour, mais longue persistance de la paralysie des membres.

OBSERVATION 61. — B. PAUL, enfant de 8 ans non vacciné, entre à la Clinique des Maladies contagieuses le 8 avril 1943 pour un coryza séro-sanglant diphtérique. Le traitement immédiatement appliqué est de . 21.000 U. de sérum antidiphtérique (he jour) puis 1-cc. d'anatoxine, Trois jours plus tard se déclenche une varicelle bénigne qui se termine après 8 jours (14e jour de la diphtérie).

Au 20e jour, l'enfant est guéri du coryza, guéri de la varicelle, excellent * état qui va se maintenir jusque vers le 5oe jour (les injections d'anatoxine sont poursuivies à l'intervalle de 15 jours).

\Le 5re jour, en effet, on note un affaiblissement des réflexes ostéotendineux portant sur les achilléens dont le droit est très diminué, et un ralentisssment important du pouls à la compression oculaire : 20 à +2 au quart de minute. La pression artérielle est basse: 9,5 26 (9-5 au début de la maladie). Pas d'autres signes d'atteinte polynévritique. Le L. CR. prélevé le lendemain contient 1 g. 50 d’albumine, moins d’un leucovyte, 7g.10 de chlorures, 0,60 de glucose. Benjoin colloïdal, o0000 22210 00000. Les réflexes disparaissent complètement par la suite, mais il nese produit pas de diminution de force.

L'exploration rachidienne décèle, le-7 juin (63e jour) 0,80 d'albumine, -7g. de chlonures, 0,56 de glucose par litre, 3,2 leucocytes par mm3 avec quelques rares hématies, Une seconde Je même jour donne 0,38 dé glucose par litre.

Le ggejour, bon état général. L'enfant se lève, mais les réflexes, surtout ceux des membres inférieurs, restent toujours abolis. L'exploration rachidienne montre 1gr. d'albumine ; cytologie moins de 1 leucocyte : benjoin collsidal 00000 02220 00000,

Sortie le g3e jour, même état des réflexes.

.Rés'imé : Coryza diphtérique traité par séro-analoxinothérapie ; polynévrite fruste apparue vers le 50€ jour, constituée par tune abolition des réflexes et une exagétion: du R.O.C. Dissociation albumino-cytologique.

RP) de S

OBSERVATION No 66. -— F. MARIE, 35 ans, n'a jamais été. vaccinée et présente le 8 septembre 1945 une angine d’allure pseudo-phlegmonneusa (phénomènes locaux importants; fièvre à 392). qui-ne se recouvre qu'au bout de 3 jours de fausses-membranes après une dilacération à la sonde canelée de l’amygdale droite, d'où était sortie quelques gouttes de pus. Tip

Le 12 septembre, la malade est admise dans le service des Contagieux , ‘be jour) Angine makigne: adénopathie avep périadénite et cdème, donnant l'aspect proconsulaire à droite. Haleine fétide ; isthme du gosier tapissé de fausses membranes remonliant en avant vers la voûte osseuse et engaïnant la luette. Température à 395, pouls à 120. T.A. x1-8. Examen somatique négatif. Azotémie 0,60. 23.000 leucocytes dont 8h polynucléaires. - 6 | S ;

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