‹ Les Paralyses du grand Dentelé et du Trapèze inférieur: Leur mécanismeChapitre 13 sur 19 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Le premier traitement que l’on doive employer est l'élec-’ trothérapie. Dans les cas de paralysie due à la névrite, il faut attendre la deuxième période de la maladie que la névrite ne soit plus sensitive.

Roger conseille, lorsque la contraction faradique est abolie ou diminuée, d'employer des courants voltaïques d'intensité moyenne au début et lorsque la contractilité musculaire subsiste, d'employer le courant faradique à intermittences peu fréquentes dans des séances journalières de cinq à dix minutes.

Ce traitement électrothérapique n'exclut pas bien entendu le traitement par les révulsifs, les frictions, les massages, la flagellation, l'émission sanguine le long du trajet du nerf et, en cas de douleurs, les analgésiques et antinévralgiques habituels. Tous ces moyens de traitement sont utiles et doivent être employés avec l'électricité.

Si l'on n'obtient aucun résultat par ces divers procédés, on est alors seulement autorisé à avoir recours à un traitement orthopédique ou chirurgical. Les moyens médicaux et l'électricité devront être employés longtemps ; nous avons vu, en effet, que dans certains cas la guérison est très

longue à se produire ; ce n’est qu’en désespoir de cause que

l'on cherchera par divers artifices à fixer l'omoplate dont la mobilité extrême empêche l’utilisation des muscles du membre supérieur. Les procédés sont orthopédiques ou chirurgicaux.

Le procédé orthopédique consiste dans le port de deux ceintures un peu rigides qui fixent l'omoplate contre la

paroi thoracique

: l’une passe sous le bras, l’autre, en bretelle sur l'épaule, un coussin placé sur le scapulum l’applique contre le thorax et on attend ainsi qu’il se fasse des adhérences entre l'omoplate et le gril costal. Tillaux, dans son Traité de Chirurgie clinique, recommande un corset orthopédique. Si ce traitement palliatif ne suffit pas, ce qui arrive chez les ouvriers qui ont a manier de lourds fardeaux, on est alors autorisé à avoir recours au traitement chirurgical.

Plusieurs procédés d'intervention sanglante ont été proposés pour fixer l’omoplate et en faire un point d'appui solide aux muscles du bras. |

Von Eirelsberg a préconisé la suture des deux omoplates par leur bord spinal.

Pierre Duval suture l’angle inférieur de l’omoplate aux côtes sous-jacentes. Ayant employé quatre fois ce procédé, il a obtenu :

Un échec complet ; Une amélioration :

Deux beaux succès.

L'union costo-scapulaire se fait par un tissu fibreux qui, tout en fixant l’omoplate, ne supprime pas son mouvement de sonnette et laisse une mobilité suffisante pour le bon fonctionnement du bras. L’élévation du bras se fait

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