III. — Paralysie des dilatateurs d’origine périphérique
Sa rareté même permet des analyses plus poussées, Pour l'expliquer, il faut admettre, disent Rebattu et Mounier- Kuhn, soit des associations de paralysie et-de contracture, soit des anomalies de distribution nerveuse.
Et là encore, au début, nous trouvons la syphilis, n’en déplaise à Lermoyez, qui très élégamment n'y voyait qu'une lésion centrale : « La lésion du larynx n’est pas fille de la lésion de l'aorte, disait-il. Dans un cas de paralysie des dilatateurs chez un syphilitique porteur d'un anévrisme, ce sont deux sœurs peu ressemblantes, nées d'une même mère, la vérole. »
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Malheureusement pour cette hypothèse vraiment trop rigoureuse, on publie des cas qui l'infirment :
Celui de Bettin, où, chez un sujet trachéotomisé, on trouve à l’autopsie le récurrent droit comprimé par l'artère supérieure dilatée et le gauche par l'aorte.
Celui de Mollard et Roubier, où la paralysie des dilatateurs peut s'expliquer par la médiastinite syphilitique ou par l'énorme ectasie aortique qui s’étendait sur le trone brach1océphalite.
Celui de Greif, où les deux récurrents étaient englobés dans une masse cicatricielle occupant tout.le médiastin supérieur.
Et nous en venons aux autres causes du syndrome de Gérhardt d'origine périphérique.
Collet et Piaget en rapportent trois cas dus à un goitre, une adénopathie médiastinale et un néo de l’œsophage.
Maduro, chez un homme de 60 ans, atteint d'un néo de l'œsophage, observe également une P. D.
Coulet en cite deux cas; causes : néo de l'œsophage, thyroïdectomie.
Butler, deux cas : une fumeur de la trachée, une thyroïdectomie.
Sentjens : un cas survenu après l'ablation d'un goitre.
Hope cite un enfant de R ans présentant une P. D. due à une hypertrophie des ganglions médiastinaux.
Adam cite également le cas d’un enfant que. l’on dut trachéotomiser pour une P. D. due à une hypertrophie fibreuse du thymus.
Rebattu et Mounier-Kuhn : une observation de P, D. chez une femme de 67 ans présentant un néo de la bouche æsophavienne, |
Jacod : un cas d’origine indéterminée chez ün enfant de 10 ans.
Moulonguel et Périer : une P. D. chez une tuberculeuse traitée par la sanocrysine.
DIAGNOSTIC ET ETIOLOGIE DES DIPLEGIES CENTRALES
Les laryngoplégies centrales, à cause de leur moindre fréquence et de la rareté des vérifications nécropsiques, constituent encore un chapitre d'attente. L'incertitude règne à leur sujet, et dans leur étude nous adopterons le plan suivant, plus didactique peut-être que réel
— les diplégies d'origine corticale;
— les diplégies pseudo-bulbaires résultant de lésions des fibres cortico-bulbaires:
— les diplégies bulbaires.