‹ Les Paralyses Récurrentielles DoublesChapitre 25 sur 47 · LEONE · texte numérisé non relu

LEONE

déficit moteur peut échapper à l’investigation et produire une diminution de la force, mais non de l'amplitude du mouvement » : un hémiplégique est très peu gêné dans ses actes, il pourra très bien serrer un objet, mais le fera sans

vigueur.

Etiologie des diplégies centrales.

Nous éliminons rapidement les embolies dont un cas seulement (embolie de l'artère cérébrale moyenne) fut rapporté par Seguin en 4877. Les autres sont dues aux lésions habituelles de la corticalité : le ramollissement et l'hémorragie. Dans le premier cas, la syphilis peut intervenir en tant que facteur d'hypertension artérielle (?), mais c'est surtout du ramollissement qu'elle est responsable par les lésions d’artérite qu'elle produit. On observe rarement dans ces cas des altérations symétriques (Raugé) : la paralysie prédomine sur une corde et même dans le cas où le trouble semble unilatéral, des techniques nouvelles telles que la strogoscopie montrant les troubles fonctionnels minimes pourraient être d’une très grande utilité.

Les autres syndromes corticaux, encéphalite épidémique et maladie de Parkinson (Collet) produisent plutôt des troubles du tonus qu'une paralysie véritable.

Bien que d'allure très différente, nous dirons un mot d’un syndrome très Curieux, universellement connu et de pathogénie discutable, l’ictus laryngé, décrit en 1876 par Charcot et Sommerbrodt, Il se caractérise par une chute brusque avec perte de connaissance de peu de durée, précédée d'une quinte de toux et d’une sensation de picotement laryngé. Il n'y à pas de spasmes du larynx. On l’observe, d'habitude, chez un sujet d'âge moyen, de tempérament neuro-arthritique; un effort, un éclat de rire, suflisent à le déclencher.

Moins grave est le vertige laryngé, qui n’est qu'un ictus abortif ne déterminant pas de perte de connaissance et ne produisant qu'une sensation de malaise et d'angoisse extrême. Fait à noter : en dehors de l’ictus qui se manifeste

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dans la dyspnée, le même sujet pourra présenter des spasmes Jlaryngés ainsi qu'en témoigne un cas rapporté par Rebattu.

Son étiologie est simple. Dans l'immense majorité des cas, bien que se manifestant chez des individus dont les voies respiratoires sont encombrées, l'ictus laryngé est un signe prémonitoire de tabes (Garel et Collet, 1894).

Les pathogénies varient suivant les auteurs : excitation du laryngé supérieur produisant une inhibition de l'écorce cérébrale. Pour Collet, atteinte secondaire des nerfs modérateurs du cœur, par inhibition bulbaire,

Pour Cardarelli, troubles vasculaires dus aux quintes de toux qui produisent une augmentation de la pression intrathoracique.

Pour Masini et Ferrari, altération cérébrale, transmettant au larynx et aux centres moteurs des impulsions anormales qui se résoudraient à la fin en un spasme du sphincter musculaire laryngé.

Pour Brémond, Prévost et Albenoy, facteur angio-neuro- {tonique au niveau des nerfs du vague.

Pour Garel et Collet, altération vasculaire des centres cérébraux. |

Pour Rebattu et Mounier-Kuhn, enfin (troubles circulatoires favorisés par un processus d’endartérite (syphilitique) réalisant des phénomènes de claudication intermittente.

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