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remarquables : 4° Une paralysie faciale complètedu côté droit; 2 une malformatien du pavillon et du conduit de l’oreiïlle du même côté.
La paralysie faciale est manifeste au repos ; mais ses signes s’accusent quand l’enfant crie ou pleure. Dans la moitié droite de la face, tous les sillons normaux sont faces (front, joue, lèvres, menton) ; les paupières de l’œil droit sont toujours ouvertes, et cette inocclusion persistante a déjà engendré des ulcérations de la cornée. Pas de larmoiement. La bouche est fortement attirée par la commissure labiale gauche. La joue est flasque ; la succion du sein a été impossibie ; celle du biberon a été relativement facile. La luette ne paraît pas déviée.
L'examen électrique, pratiqué par M. Larat, a montré l’absence complète d’excitabilité du nerf, et decontractilité des muscles, aussi bien avec les courants galvaniques qu'avec les courants faradiques. C’est comme si le tronc du facial eût été complètement détruit. Les muscles du menton sont aussi parailysés que ceux de la partie supérieure de la face.
Il n'y a aucun signe de paralysie des muscles oculaires ; les mouvements du globe et ceux de la pupille sont normaux; il n’y a pas de Strabisme.
La sensibilité à la piqûre de la moitié droite de la face nous a paru égale à celle de la moitié gauche,
La motilité et la sensibilité des membres sont normales,
Le pavillon de l'oreille droite est réduit à un petit moignon informe. C’est une membrane enroulée, formant un bourrelet semi-cireulaire ouvert en bas. Le lobule et letragus font défaut. En soulevant le bourrelet, on découvre l’entonnoir de la conque qui conduit à un cul-de-sac encombré de débris épidermiques.
M. Cuvillier, qui a bien voulu examiner l'oreille, a enlevé ces
débris, et à fini par trouver le petit orifice d’un canal dans lequel s'engage un stylet de 4 millimètre de large, qui s’enfonce jusqu’à 1 centimètre environ ; il butte contre une surface osseuse dénudée, sans qu’il ait rencontré de membrane tympanique. L’apophyse mastoïde du côté droit semble un peu plus aplatie que celle du côté opposé.
Bien que nous n’eussions jamais rencontré de cas de ce genre, il nous sembla qu'un seul diagnostic était possible : arrêt de développement de l'oreille externe et de l'oreille moyenne ; corrélativement, absence du développement du nerf facial, et paralysie faciale totale. L'idée d’une paralysie faciale obstétricale devait être rejetée, puisque l’accouchement avait été facile et s'était terminé rapidement, sans application de forceps.
L’athrepsie,dont la fillette présentait des signes dès son arrie vée, fit de rapides progrès. Malgré la rigueur avec laquelle fut institué l'allaitement artificiel, malgré l'absence de troubles digestifs sérieux, le pouls diminua, des râles crépitants furent entendus à la base des deux poumons ; le sclérème apparut aux membres inférieurs, et l'enfant, succomba en hypothermie, dix
jours après son entrée à l'hôpital.
OBSERVATION III (Souques et Heller) (1)
Paralysie faciale congénitale par agénésie du rocher
P... P., âgé de six ans, qui nous a été obligeamment amené
par M. Cormon, externe du service, est fils de parents bien por-