À MES JUGES
Qui ont bien voulu faire partie de notre jury de thèse, nous exprimons l’expression de notre proofnde reconnaissance
À Tous MES MAÎTRES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE
https://archive.org/details/1A41553621 0095
Le nerf facial pénètre dans la parotide aussitôt après son émergence du trou stylo-mastoïdien. Il se porte en bas, en avant et en dehors, arrive sur la face externe de la veine jugulaire externe où il se divise en deux branches terminales. Toujours en dehors de la carotide et de la jugulaire externe, il se rapproche de la surface externe de la glande.
Dans leur trajet intraparotidien, le nerf facial et la partie initiale de ses branches terminales cheminent dans un plan cellulo-fibreux qui divise la glande parotide en deux lobes : l’un superficiel, l’autre profond.
Le facial et ses branches terminales forment un plan nerveux discontinu, à claire-voie, mais très étendu. Les lobes parotidiens se continuent l’un avec l’autre, soit au-dessus du nerf facial qui est ainsi placé entre eux « comme un signet dans un livre dont la reliure serait tournée en haut » (Grégoire), soit par un pont de substance glandulaire qui occupe l’angle de séparation entre les branches temporo-faciale et cervicofaciale du facial. Cette bifurcation s’effectue dans l’épaisseur même de la glande.
Ces rapports intimes du facial et de ses branches avec la parotide expliquent l’atteinte presque fatale du nerf au cours de l’évolution des affections de la parotide et sa blessure facile au cours des interven-
tions sur cette glande,
Région parotidienne
Le lobe superficiel de la parotide a été récliné pour montrer les rapports entre le facial et les lobes profond et superficiel de la glande.
ID OUR CO D mi
. Parotide (lobe superficiel).
. Parotide (lobe profond).
. Facial.
. Artère transverse de la face.
. Artère temporale superficielle.
. Ganglion lymph. préauriculaire. :
. Nerf auriculo-temporal. Ro
À la différence de ce qui se passe au cours de l’évolution des néoplasmes malins de la parotide, on ne constate que d’une façon exceptionnelle l’apparition d’une paralysie faciale comme complication des accidents inflammatoires aigus de la glande. Le Journal du Progrès, en 1829, contient une observation de parotide « putride » siégeant à droite, ayant entraîné une destruction complète de la glande et du nerf et réalisé, par suite, le syndrome typique de la paralysie faciale.
Grisolle, en quelques lignes, trace de ces parotidites une description à laquelle on ne saurait rien ajouter.
« La suppuration se forme toujours de très bonne heure mais emprisonnée au milieu de grains glanduleux, dans un tissu cellulaire serré et bridé par des aponévroses résistantes, elle se réunit difficilement en foyer et elle a quelque tendance à fuser le long du cou. Cette suppuration se faït jour le plus souvent directement au dehors. Quelquefois l’abcès s’ouvre dans le conduit auditif externe. Plusieurs fois j’ai vu des désordres considérables succéder à la suppuration de la parotide ; les grains glanduleux, disséqués par le pus, tombaient sphacélés ; le nerf de la septième paire était compris lui-même en entier ou en partie dans la destruction. Aussi en est-il résulté une paralysie complète ou partielle d’une moitié de la face ».
De même Griesinger, parlant des parotidites typhiques : « Le danger réside surtout, écrit-il, dans la gravité de l’état général qui accompagne cette parotidite; cependant des désordres très graves peuvent en être
le résultat : c’est ainsi qu’elle peut amener... la paralysie du facial ».
Gillette écrit également :
« Si les abcès parenchymateux sont multiples, disséminés, n’ont pas nécessité d’incisions profondes et n’ont pas été suivis d'élimination de Ia glande, il est probable dans ce cas, quand bien même il y a atrophie consécutive de la parotide, qu’on ne trouvera pas trace de paralysie faciale. Mais dans les exemples de suppuration complète de la glande et de mortification de son parenchyme la destruction partielle ou totale du nerf facial est inévitable ».
Nous relators ci-dessous les observations que nous avons pu retrouver, nous réservant de tirer des faits recueillis les conclusions qui, jusqu'ici, nous paraissent avoir été négligées.