‹ Les Paralysies Faciales dans les Parotidites SuppuréesChapitre 4 sur 9 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

OBSERVATION I (Professeur PATEL) (Lyon Chirurgical, mars-août 1931)

Jeune femme, 23 ans, opérée fin août 1929 pour appendicite aiguë. Pas de pus dans l’abdomen.

Cinq jours après intervention vives douleurs dans région parotidienne et développement d’une tuméfaction très rapide à ce niveau. Le diagnostic de parotidite était évident.

Cette douleur, particulièrement forte, dura plusieurs jours. La peau devint vite rouge. Deux petites incisions furent pratiquées, l’une à la face externe de la mastoïde, l’autre au-dessous de l’angle de la mâchoire. Il s’écoula un peu de pus. Les jours suivants l'écoulement s’accentua et une fusée purulente se produisit du côté de la paroi latérale externe du pharynx et du conduit auditif externe qui s’ulcère et laisse encore s’écouler du pus dans la bouche et par l’oreille. C’est vers le dixième jour de cette suppuration qu’une paralysie faciale périphérique complète apparut. La suppuration continua plus d’un mois encore et se termina par l'élimination au niveau des incisions prati-

quées de débris sphacélés abondants représentant certainement Ia presque totalité de la glande salivaire. A la fin de cette suppuration apparut en plus de la paralysie faciale une paralysie du nerf spinal.

Après des manifestations locales aussi graves et aussi prolongées on pensait que la paralysie faciale était définitive en raison de la gracilité du nerf qui aurait baigné un mois et demi dans un magmas purulent hautement infectieux. Cette paralysie faciale commença à s’atténuer après quatre mois. De légers courants continus avaient été pratiqués.

La paralysie du spinal mit plus longtemps à disparaître. Aujourd’hui tout est rentré dans l’ordre et cette jeune fille ne conserve qu’une légère déviation de la lèvre inférieure, ce qui ne la défigure nullement.

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