‹ Les Paralysies Faciales dans les Parotidites SuppuréesChapitre 6 sur 9 · J. LONG · texte numérisé non relu

J. LONG

férieure du fémur droit. Broncho-pneüumonie.

Mort.

22 janvier. — Naissance à terme (forceps); excoriation à la région pariétale droite.

23 janvier. — Légère paralysie faciale droite.

1” février. — Parôtidite droite avec rougeur et tuméfaction de lorifice du canal de Sténen; réapparition de la paralysie faciale de ce côté.

2 février. — Incision, issue de pus crémeux et de liquide séro-purulent: le gonflement diminue un peu les jours suivants ; la paralysie faciale persiste.

5 février. — Deuxième abcès au devant de la première incision.

6 février. — La parälysie faciale 4 légèrement rétrocédé.

8 février. — Mort après l’évolution d’une collection de la cuisse droite,

OBSERVATION XII (In Thèse BossERT)

Parotidite infectieuse très grave suppurée, aécompagnée de paralysie faciale totale, dans la convalescence d’une cholécystectomie pour cholécystite calcuüleuse. Guérison.

16 janvier. — Opération ; cholécystectomie.

20 janvier. — Signes de parotidite gauche.

Deux jours après : incision basse, pas de pus collecté.

Deux jours après : paralysie faciale et dans les jours qui suivent collection de pus derrière l'oreille.

29 janvier. — La température tombe.

20 mars. — La cicatrisation est terminée mais la paralysie faciale persiste et est soumise au traitement électrique.

22 juillet. — La paralysie faciale est améliorée.

Octobre. — La paralysie faciale persiste seulement au niveau du facial supérieur (orbiculaire et frontal).

OBSERVATION XIII (In Thèse PELLE)

Appendicite; appendicectomie; parotidite gauche suppurée; incision; guérison.

Appendicite suppurée opérée le 1° avril ; suites normales jusqu’au 6. Le 6, la température passe de 37° à 38°4; le 7, température à 39°5; parotidite gauche, tandis que Ie pied et le mollet droits deviennent le siège d’une tuméfaction marquée. Cette tuméfaction du membre inférieur est passagère et disparaît tandis que se montre une tuméfaction de l'articulation tibio-tarsienne gauche. Celle-ci ne dure que deux jours. Pendant ce temps, la tuméfaction parotidienne s’accroît tandis que la température oscille autour de 38°5. II y a de la paralysie faciale gauche.

Le 11 avril, trois petites incisions sont faices dans la région parotidienne. Il s’écoule une quantité de pus ascez notable, bien lié, à staphylocoque pyogène.

Le 12 avril, température à la normale. Cicatrisation régulière de la plaie abdominale et des plaies parotidiennes.

Le 25 avril, température à 38°, tuméfaction au mollet gauche paraissant siéger sous le soléaire, douloureuse à la pression; pas d’adénite crurale ; cède en deux jours aux pansements humides.

Revu en août en parfait état. La région parotidienne a repris sa souplesse et son volume. Toute trace de paralysie faciale a disparu.

OBSERVATION XIV (In Loison)

> 4 zouaves, est atteint depuis le 5 juillet de fièvre typhoïde à forme adynamique.

6 août. — Gonflement de la région parotidienne droite.

8 août. — Une incision horizontale est faite au ni-

veau d’un foyer de fluctuation occupant le prolongement antérieur de la parotide, il sort du pus épais.

10 août. — Deux incisions verticales séparées permettent d'ouvrir deux foyers purulents, l’un à la partie supérieure de la glande, l’autre à la partie inférieure ; le premier a le volume d’un œuf de pigeon.

23 août. — La région parotidienne qui avait commencé à s’affaisser les jours précédents est à nouveau fortement tuméfiée. Avec la sonde cannelée plongée

dans l’incision inférieure, on ouvre un foyer nouveau qui donne une cuillerée à café de pus crémeux.

27 août. — La région parotidienne droite reste toujours tuméfiée et indurée. L’amygdale droite est saillante et refoulée vers la ligne médiane ; parésie de la joue droite.

< On prolonge en bas et un peu en arrière la petite incision faite antérieurement à la partie inférieure de la tige entre le bord antérieur du sterno-mastoidien et le bord postérieur du maxillaire. L’aponévrose incisée, on fore un puits dans la glande avec la sonde cannelée et on ouvre un foyer du volume d’un gros œuf de pigeon, occupant le prolongement pharyngien. Le petit doigt introduit fait sortir une grande quantité de pus et explore la cavité qui s’étend, en avant jusqu’à la branche montante du maxillaire inférieur, en arrière jusqu’à la paroi antérieure de la colonne vertébrale, en dedans jusque sous l’amygdale, en haut jusqu’au conduit auditif et en bas dépasse un peu le niveau de l’angle de Ia mâchoire ».

29 août. — La parésie de la joue droite persiste.

31 août. — Les plaies suppurent moins; la région parotidienne est redevenue souple; la paralysie faciale a diminué; le malade n’a plus de fièvre.

16 septembre. — Les plaies sont cicatrisées et la paralysie faciale a presque complètement disparu. Sortant.

OBSERVATION XV (In LAURENT-MOREAU)

Le 14 novembre 1916, premier accès paludéen de douze jours, à Monastir : évacuation.

Parotidite double suppurée à Salonique; double incision; hémorragie secondaire qui oblige à pratiquer une double ligature de la carotide externe.

Rapatrié fin décembre ; fièvre élevée; suppuration abondante à droite; paralysie faciale droite ; pouls à 100, suintements sanguins persistants à droite ; hémorragies intermittentes exigeant la pose d’une pince à demeure ; cicatrisation progressive; fistule persistante et paralysie faciale stationnaire quand le malade est évacué.

OBSERVATION XVI (M. le Professeur SEBILEAU)

M. le Professeur Sebileau la signale en ces termes :

« Malade opéré de l’appendicectomie à froid. Tout s'était bien passé localement, la plaie abdominale n’avait pas suppuré. Mais, depuis quelques jours, une tuméfaction douloureuse, accompagnée de fièvre, avait apparu sur le côté droit de la joue, dans le voisinage du pavillon de l'oreille. Elle s’était étendue aux régions voisines et avait formé abcès: cet abcès s’était

ET

ouvert dans le conduit auditif. Le chirurgien avait

conseillé à son opéré de réintégrer son domicile et de faire appel à mes soins.

« Je trouvai la malade dans un assez triste état. Un énorme gonflement, recouvert d’une peau rouge, violacée sur quelques points, occupait toute la région parotidienne, avec tendance à descendre dans le cou et à gagner la nuque. Elle était mollasse, œdémateuse, fluctuante par places. Elle venait, en avant, jusqu’au voisinage de la commissure labiale et, en haut, atteignait la région temporale. Elle faisait, d'autre part, saillie dans le pharynx, où l’on voyait du pus épais s’écouler, sous l’influence de la pression, par un orifice assez large.

« Deux autres ouvertures s’étaient faites spontanément sur la région où siégeait le processus phlegmoneux : l’une un peu en avant et au-dessous du tragus, l’autre en arrière de l’angle mandibulaire. Dans le conduit auditif on en voyait une troisième. Par chacune d’elles l’on faisait sortir, par expression, du pus épais, peu abondant, mêlé à de longs lambeaux de tissu sphacélé. Du pus venait aussi, quand on comprimait la joue, par l'ostium du canal de Sténon.

« Il s’agissait donc là d’une parotidite totale accompagnée de périparotidite. Une paralysie faciale complète homolatérale authentifiait, d’ailleurs, le diagnostic. Il est inutile d’ajouter que la membrane du tympan était intacte et qu’il n’y avait aucun signe d’infection oto-mastoïdienne. Seul, le conduit auditif contenait du pus. Il n’avait été pratiqué sur le foyer inflammatoire aucune incision chirurgicale.

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