‹ Les paralysies phosphoriquesChapitre 12 sur 51 · ACCROISSEMENT DE LA PUISSANCE MUSCULAIRE ET DES DÉSIRS GÉNÉSIQUES · texte numérisé non relu

ACCROISSEMENT DE LA PUISSANCE MUSCULAIRE ET DES DÉSIRS GÉNÉSIQUES

Obs. III. — a Je fis dissoudre, dit Frantz Bouttatz, 4 grains de phosphore dans 4 drachmes d'huile de vitriol. Je pris toutes les deux heures 20 gouttes de cette solution. La première dose me causa quelques malaises qui disparurent après que j eus bu un peu d'eau. La seconde dose amena un violent appétit, je pourrais môme dire une faim canine. Le pouls devint plus vif et la chaleur du corps augmenta. Je ressentis du bien-être et de la légèreté par tout le corps. Après une promenade d'une heure et demie, je mangeai de meilleur appétit. Deux heures après je repris du remède, ce qui faisait cinq fois en tout. J'avais, en somme, ingéré un peu plus d'un grain de phosphore. Je n'en ressentis aucune incommodité: au contraire, je me trouvais extraordinairement bien dans la soirée. Je rendis beaucoup de flatuosités, ce qui me soulagea. J'éprouvais un accroissement de puissance musculaire par tout le corps, et une excitation extraordinaire dans les parties génitales. Il y eut aussi augmentation de la sécrétion urinaire. « (Franz Bouttatz, Ue ber den phosphorals Arzneimittel. Gœttingcn, 1800, p. 99.)

EXALTATION DE LA SENSIBILITÉ ; ACCROISSEMENT DE l'iRRITABILITÉ MUSCULAIRE.

Obs. IV.— D'après les expériences de Fr. Pilger, le phosphore exalte d'abord la sensibilité du système nerveux, puis il accélère la circulation, augmente la chaleur et accroît au plus haut degré l'irritabilité musculaire. [Annales cliniques de Monlpellier, XXXVII, 266.)

Obs. V. — Douleurs générales dans les membres; affaiblissement musculaire DE plus en plus CONSIDÉRABLE, PUIS MORT DANS LES VINGT-QUATRE HEURe's.

(Voy. chap. I, {| 1, obs. 22.)

Obs. VI. — Urines involontaires. (Voy. chap. I, g 1, obs. 10.)

Page 1