PARALYSIE DU BRAS GAUCHE
Obs. vil. — Ch. E. Dieffenbach, pharmacien à Biel, voulant faire des'
expériences avec le phosphore, prit en trois jours 6 grains de celle substance, d'abord 5 centigrammes, ensuite 10 et enfin 15. Fortes et continuelles vomiturilions, renvois d'une odeur alliacée, contractions spasmodiques, paralysie du bras gauche, délire : tels furent les symptômes qu'il présenta et auxquels la mort vint mettre un terme. Il succomba à une inflammation du canal intestinal, du foie et du poumon. [Bibliothèque médicale, 1829, II, 398.)
ABATTEMENT ; PARLER LENT ET DIFFICILE ; DEMI-PARALYSIE DES PAUPIÈRES ; PROTO- PHOBIE ; AGITATION CONVULSIVE ; tlRlNES ET SELLES INVOLONTAIRES ; MORT LE ONZIÈME JOUR.
Obs. VIII. — En 1824, Edmond P..., âgé de 28 ans, prit 25 milligrammes de phosphore fondu dans de l'eau chaude. N'en ayant éprouvé aucun effet, il en prit trois jours après 75 à 100 milligrammes. Il éprouva après le dîner des douleurs abdominales, et après le souper des vomissements et de la diarrhée.
Le septième jour après la première prise. Ed. P... vaquait encore à ses affaires et fit 16 kilomètres à pied. Mais le lendemain il éprouve de l'abattement dès le matin, il parle avec lenteur et difficulté, les yeux s'ouvrent difficilement, photophobie. A dix heures du soir, perle de connaissance, agitation convulsive.
Deux jours après, même état, plus urination et selles involontaires; le onzième jour, à partir de la première dose, mort à trois heures du matin. {Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 1855, t. III, p. 138.)