‹ Les paralysies phosphoriquesChapitre 28 sur 51 · COEUR · texte numérisé non relu

COEUR

Obs. XLVI. — Palpitations du cœur violentes, fréquentes. Battements du cœur très-inégaux.

Syncopes. {Id.)

(1) Je ne connais que deux médicaments qui paralysent le sphincter jusqu'à rendre l'anus béant : le phosphore et l'arsenic.

Outre les muscles de la vie de relation et de l'appareil génésique, je me suis permis de signaler deux muscles de la vie organique, le diaphragme et le cœur, sur lesquels le phosphore exerce une action élective très-marquée : fait démontré par les observations cliniques et pathogéniques.

Expérimentations sur les animaux,

TRISTESSE ET ANÉANTISSEMENT COMPLET; CONVULSIONS HORRIBLES; MORT CHEZ 27 POULES OU DINDES.

Obs. XL VII. — Tels furent les phénomènes successifs qui furent observés déjà l'an VI, et dont quelques-uns durèrent, chez certains sujets, jusqu'au quarante-sixième jour. {Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 1855, t. III, p. 137.)

vertige; titubation; convulsions; mort chez des poules, canards

et dindons.

Obs. XLVIII. — Dans le mois d'août 1842, M. Nicolaï constata ces effets chez des volailles qui s'étaient empoisonnées avec la pâte phosphorée destinée à détruire des rats. {Id.. p. 147.)

inquiétude; tremblement; convulsions; faiblesse et paralysie des extrémités postérieures.

Obs. XLIX. — Tels sont les symptômes qu'on a observés chez les animaux empoisonnés avec le phosphore. {UnCersuclien ueber acute phosplior vergiflungen von B. Schucliardt in Gœltingen.) [Henle und Pfeifer's zeilschrift, 1856.)

PARALYSIE DE TOUS LES MEMBRES; CERVEAU ET PARTIE SUPÉRIEURE DE LA MOELLE ÉPINIÈRE d'une consistance MOLLE CHEZ UN LAPIN.

Obs. L. — Le 12 juillet 1858, à midi, un lapin fut empoisonné avec des petites doses de phosphore ingéré en substance dans l'estomac. Dans la matinée du 14, il était étendu sur le flanc, paralysé de tous les membres, les pupilles peu sensibles à la lumière, les paupières se contractant et se fermant quand on les touchait. Il souleva encore la tête, éprouva une petite convulsion dans tout le corps, puis expira une demiheure après.

A l'autopsie on trouva :

La substance de la partie supérieure de la moelle épinière d'une consistance molle, ses membranes d'enveloppe pas injectées; la substance du cerveau d'une consistance molle, sans injection ; les sinus longitu-

dinaux et transversaux médiocrement pleins de sang ; les plexus à l'état normal ; un peu de liquide dans les ventricules. (3' obs. du docteur Birkner (de Postdam), Casper's Vierlel Jahrschrift, t. XIII, p. 98-122.)

paraplégie; demi-paralysie des membres antérieurs; tremblement du membre ANTÉRIEUR GAUCHE; HYPERESTHÉSIE DE LA PEAU ; CERVEAU d'uNE CONSIS- TANCE molle cdez un lapin,

Obs. LI. — Un fort lapin fut empoisonné avec de petites doses de phosphore dans l'après-midi du 12 juillet 1858.

Le 14, à sept heures du matin, il était étendu sur le flanc, paralysé du train postérieur; il essayait de temps en temps de se, soulever avec les membres antérieurs à moitié paralysés et à l'aide de mouvements de tout le corps; le membre gauche antérieur tremblait incessamment; les yeux restaient ouverts; les membres paralysés n'étaient point roides; l'agonie se prolongea pendant plusieurs heures. L'animal restait étendu une demi-heure sans mouvement, puis il glissait brusquement un peu en avant et sans mouvements convulsifs; touché avec les doigts, il tressaillait de tout le corps comme s'il se ranimait. Finalement il fit entendre un sifflement à peine perceptible à l'oreille, puis il expiraà onze heures.

A l'autopsie, on trouva les sinus du cerveau gorgés de sang, les réseaux vasculaires à l'état normal, aucune exsudation dans les ventricules, la masse cérébrale d'une consistance molle. (4*= obs. du docteur Birkner, id.)

DIMINUTION PROGRESSIVE DE LA SENSIBILITÉ ET DE LA MOTILITÉ COEZ UN LAPIN.

Obs. lu. — Un lapin fut empoisonné avec du phosphore introduit dans une plaie sous-cutanée. La sensibilité et la motilité diminuèrent peu à peu jusqu'à sa mort, survenue une heure après l'empoisonnement. (Professeur Mayer (de Bonn), Casper's VierteL Jakrschrifl, t. XVIII, p. 221.)

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