‹ Les paralysies phosphoriquesChapitre 29 sur 51 · PARALYSIE DE LA SENSIBILITÉ ET DE LA MOTILITÉ CHEZ UNE GRENOUILLE · texte numérisé non relu

PARALYSIE DE LA SENSIBILITÉ ET DE LA MOTILITÉ CHEZ UNE GRENOUILLE

Obs. lui. — Une grenouille fut empoisonnée par le phosphore de six allumettes introduit dans une plaie sous-cutanée. Il survint une paralysie de la sensibilité et de la motilité, puis la mort sept heures après. {Id.)

DIMINUTION PROGRESSIVE DE LA SENSIBILITÉ ET DE LA MOTILITÉ CHEZ UNE GRENOUILLE.

Obs. LIV. — Une forte grenouille fut empoisonnée par un grain de

phosphore dissous clans l'huile et introduit dans une plaie sous-cutanée. La sensibilité et la motilité diminuèrent graduellement dans le courant de la journée, et le lendemain elle était morte. {Id.)

PARALYSIE INCOMPLÈTE DES MEMBRES ; OPISTIIOTONOS ; ANESTOÉSIE DE LA PEAU CnEZ DNE GRENOUILLE.

Obs. LV. — On versa de l'huile d'amande contenant un fort grain de phosphore dans une plaie faite sur le dos d'une grenouille. Le second jour, vers raidi, apparurent des symptômes de faiblesse et d'engourdissement des membres. Bientôt l'animal resta tranquillement étendu sur le dos; la sensibilité disparut, les paupières ne se fermaient plus quand on les touchait, puis survint un léger opisthotonos suivi de la mort. {Ici.)

Obs. LVL — Faiblesse; paralysie do système musculaire cbez des lapins, des cuiens, des cbats, des rats et des grenouilles.

Le professeur Mayer (de Bonn), résume de la manière suivante les résultats qu'il a obtenus en faisant absorber le phosphore chez les divers animaux précités, soit par l'estomac, soit par le tissu cellulaire ou les plaies :

Le phosphore agit spécialement sur les nerfs des mouvements volontaires et«ur les muscles eux-mêmes. II entrave, diminue et enfin abolit entièrement la motilité, ou bien il détruit l'irritabilité des nerfs moteurs, la contractilité des fibres musculaires, et en dernier lieu paralyse complètement les forces.

Le phosphore agit également sur les nerfs des mouvements involontaires, sur le système musculaire du cœur et de la poitrine. Il ralentit les pulsations, trouble le rhythme normal du cœur et en suspend même complètement les battements, si bien que ce viscère se remplit de sang. Il agit sur la respiration en paralysant les nerfs moteurs du thorax et du diaphragme, de sorte que les poumons, eux aussi, se gorgent de sang. A la suite de cette diminution, de cette faiblesse, de cette abolition même des battements du cœur et des mouvements respiratoires, il survient un abaissement de température tel que la calorification physiologique étant suspendue, l'animal meurt engourdi, insensible et roidc comme dans la mort par congélation.

L'acide phosphorique et les acides phosphoreux sont moins actifs que le phosphore, mais ils agissent néanmoins comme lui en af-

faiblissant, paralysant le? iii>rfs moteurs et les mouvements du cœur et de la poitrine. {ScInnidl'sJalirbuccher, 1861, t. CIX, p. 172.)

TREJIBLEMENT DU CORPS ; CONVULSIONS EFFROYABLES ET ANÉANTISSEMENT DES FORCES CUEZ DES COQS, DES MOINEAUX ET DES GRENOUILLES.

Obs. LVII. — Tels sont les phénomènes qu'a observés le professeur Giulw{àe Turin), dans le cours de ses expérimentations. {Thérapeutique de Mcrat et de Lens, t. V, p. 281.)

TREMBLEMENT GÉNÉRAL; CONVULSIONS DES MEMBRES POSTÉRIEURS; CONSISTANCE MOLLE DU CERVEAU ET SURTOUT DE LA MOELLE ALLONGÉE ET DE LA MOELLE ÉPIMÈRE CDEZ UN LAPIN.

Obs. LVIII. — Au moyen d'un tube élastique, 2 drachmes de phosphore furent introduits dans l'estomac d'un robuste lapin. Un quart d'heure après, il est pris de tressaillement et tremblement. Cinq à six heures plus tard il éprouve subitement des contractions, surtout dans les membres postérieurs; la mort survint quand ces mouvements convulsifs eurent persisté un quart d'heure.

A l'autopsie, on trouva le cerveau et surtout la moelle allongée et la moelle épinière d'une consistance molle, et présentant une couleur pâle insolite. (J. W. Arnold, Hygea, Zeitschrifl fuer Heilkunst, t. XXIII, p. 25.)

DILATATION DES PUPILLES; TREMBLEMENT GÉNÉRAL; PARALYSIE DES MUSCLES RESPIRATEURS DU THORAX ; CONVULSIONS DES MEMBRES ANTÉRIEURS ; PARAPLÉ- GIE; INSENSIBILITÉ DU CORPS CHEZ UN CHAT.

Obs. LIX. — Le 12 mars 1844, un chat prit en lavement une demionce d'huile phosphorée. Le premier symptôme qui apparut fut la dilatation des pupilles. Trois quarts d'heure après vomissements de mucosités visqueuses; vingt-quatre heures plus tard diarrhée, puis il se met à trembler et retire ses oreilles en arrière, ce qui lui donne une expression de souffrance.

Le 13, à midi, il prend la même dose de phosphore et de la même manière.

Le 14, à midi, il est étendu haletant et pouvant à peine ouvrir les yeux. La respiration ne se fait plus qu'à l'aide des muscles abdominaux,, et à chaque mouvement respiratoire lo corps est un peu projeté en avant.

A ces symptômes viennent s'ajouter, le 15, un vomissement de sang et la paralysie des membres postérieurs. Le 10, à une heure et demie de l'après-midi, accès de convulsions,

insensibilité du corps. Plus lard dans cette même après-midi, mouvements désordonnés des membres antérieurs; la mort survint à quatre heures. (Docteur Liedbeck, Hygea, t. XX, p. 32-34.)

DILATATION DES PUPILLES ; PARALYSIE (?) DE LA LAN«UE ; PARALYSIE INCOMPLÈTE ; PERTE DU GOUT; INSENSIBILITÉ GÉNÉRALE CHEZ PN CHAT.

Obs. LX. — Le 7 février 1844, un gros chat prit quatre gouttes d'huile phosphorée.

Le 8, à dix heures du matin, il paraissait indifférent à tout et ne pouvait se remuerqu'avec difficulté; il éprouvait surtout un grand affaiblissement dans la motilité du train postérieur, et les papilles étaient trèsdilatées.

Après avoir pris une seconde dose de quatre gouttes d'huile phosphorée, il ne se débattait plus aussi fortement ; puis il se mit à trembler de tout le train postérieur et la langue pendait hors de la bouche commesi elle était paralysée.

Depuis la première dose, la sensibilité avait tellement diminué qu'oit pouvait facilement lui faire avaler des remèdes d'un goût désagréable.

Après la sixième dose, il survint des vomissements et une sorte de stupeur avec somnolence, et l'animal devint encore plus insensible à tout contact.

Une septième dose lui fut administrée, et le lendemain dans la matinée du 10 février, il expirait après avoir éprouvé quelq.ues convulsions des extrémités. [Id., p. 30.)

DILATATION DES PUPILLES j PARALYSIE DES MEMBRES CHEZ DES GRENOUILLES.

Obs. LXI. — Les grenouilles empoisonnées par Liedbeck à l'aide d'un lavement contenant cinq gouttes d'huile phosphorée, étaient affectées d'une très-forte dilatation des pupilles^ puis paralysie des membres, après quoi elles expiraient. (F. L. Strumpf, Sysfemalischcs flandburh der yJrzneimillellehre^ t. U, p. 513, Berlin, 1855 )

SURFACE DU CERVEAU d'uNE CONSISTANCE PLOS MOLLE Qu'a l'oRDINAIKE; LA MOITIÉ INFÉRIEl'RE DE LA MOELLE RACUIDIENNE PLUS MOtLE QUE LA MOITIÉ. SUPÉRIEURE CHEZ UN LAPIS.

Obs. LXII. — Le 3 août 1857, un jeune lapin mangea quelques mor^ ceaux de pain trempés dans de l'iiuile phosphorée.

Le 5, on lui ingéra dans la bouche six à huit gouttes de cette huile f jusque-là il se trouvait bien.

Le G, à cinq heures du matin, on lui donna la môme dose. A partir de-

ce moment, Tanimal, qui était iialetant, devint beaucoup plus calme, et à deux heures de l'après-midi il expirait.

L'autopsie, faite la môme après-midi, montre la surface du cerveau d'une consistance beaucoup plus molle qu'à l'ordinaire, la moitié inférieure de la moelle épinière beaucoup plus molle que la moitié supérieure; la face antérieure de la partie moyenne de la moelle épinière paraissant, à travers la dure-mère, infiltrée d'un sang noir. (Dei- Pfiosphor, von D' G. Wilhelm Sorge (de Berlin); Leipzig, 1862, p. 51.)

FAIBLESSE PARALYTIQUE DES MEMBRES; CONVULSIONS, MORT ; ÉPANCREMENTS SAN- GUINS MULTIPLES DANS LE CERVEAU ET LE CERVELET; UN DE CES ÉPANCHE- MENTS RAMOLLIT LA SUBSTANCE CÉRÉBRALE CHEZ UN LAPIN.

Obs. LXIII. — Le 10 août 1857 on empoisonna un très-gros lapin en lui ingérant dans la bouche 15 à 20 gouttes d'huile phosphorée. Le lendemain dans l'après-midi, les mouvements deviennent plus faibles. A partir de sept heures du soir les pieds restent dans la même position qu'on leur a donnée, l'animal est étendu sur le flanc. Vers dix heures du soir il se jette de ci, de là sur sa couche de paille, puis il étend les membres postérieurs, rejette la tête en arrière et meurt.

Aussitôt après la mort, il sort par la bouche et les narines un sans spumeux.

On fait l'autopsie, et à travers la pie-mère on aperçoit distinctement presque sur toute la surface du cerveau et du cervelet un grand nombre de points ecchymoliques du volume de la tête d'un gros clou • ils persistent sur la surface de la substance cérébrale même après l'enlèvement de la pie-mère, et ils ne peuvent être effacés à l'aide d'une press.on légère. Ils abondenfparticulièrement sur la partie supérieure du lobe moyen et sur les faces supérieure et postérieure du cervelet

Certaines portions de la masse cérébrale renferment un grand nombre de ces points ecchymotiques qui ne se laissent point enlever. Il v en a

. A droite et sur le bord postérieur du cerveau, on observait à la surace un épanchement sanguin, noir, solide, du volume d'un demi-haricot et ne présentant aucun dépôt fibrineux.

La région occupée par cet épanchement était parsemée de noinU noirs ecchymotiques du volume de la tête d'un gros clou^et en ou tr

plu molle que le reste de la masse cérébrale. On ne trouvait de slnl ?y avaïnn iTJ""-'^"^ ''''''''' - dans ses avi é 1

CONSISTANCE MOLI.E DU fiEnVEAl! Eï DE LA MOELLE lÎPIMÈRE CHEZ UN LAPIN.

Obs. LXIV. — Le 26 août j857, un lapin de 6 mois ingéra quelques gouttes d'huile phosphorée qui ne rincommodèrent nuWement. Il en prit encore dix à douze gouttes pendant deax jours.

Le 28. il reposait paisiblement, mais il avait la respiration haletante et, contre son habitude, il se laissa facilement prendre.

Dans la matinée du 30, il était dans le même état; l'après-midi il mangea et fut très-alerte tout le resie de la journée.

Le 31, à cinq heures du matin, quinze à vingt gouttes d'huile phosphorée rétendirent par terre jusqu'à neuf heures. A onze heures il fut tué à l'aide d'un poinçon enfoncé dans la moelle allongée.

A l'autopsie, faite douze heures et demie après fa mort, le docteur Sorge put encore observer que le cerveau et la moelle épinière des lapins ainsi empoisonnés étaient d une consistance moins ferme que chez les lapins sains. Ce qui confirma les remarques qu'il avait faites antérieurement sur la mollesse ou la fermeté du cerveau et de la moelle épinière chez d'autres la-pins empoisomiés de la même manière. {1(1. j p. 53.)

CONSISTANCE MOLLE DES DEUX TiEïlS SUPÉRIEURS DE LA MOELLE ÉPI.MÈRE

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