‹ Les paralysies phosphoriquesChapitre 31 sur 51 · Chapitre II. - Paralysies musculaires de l'appareil génésiqi e · texte numérisé non relu

Chapitre II. - Paralysies musculaires de l'appareil génésiqi e

Je comprends sous ce litre, uon-sculcnicnt les paralysies, mais encore les convulsions Ioniques ou cloniques des muscles C'i-ecleurs cl

des libres musculaires des vésicules séminales et du canal éiaculateur, phénomènes qui se traduisent par des érections et pollutions anormales, par la spermatorrhée, le priapisme ou l'impuissance eénésique. On doit étudier en môme temps que les paralysies les convulsions qui habituellement les précèdent ou les accompagnent

§ I- — Paralysies musculaires de l'appareil génésique guéries par le phosphore.

IMPUISSANCE DEPUIS SIX ANS CHEZ UN nOMME DE 41 ANS.

Obs, I. — (Voy. chap. I, g I, obs. 27.)

IMPUISSANCE A LA SUITE d'eXCÈS GENÉSIQUES.

Obs. II. — « A un monsieur afTaibli par des excès sexuels, j'avais prescrit contre l'impuissance, outre d'autres remèdes homœopathiques, l'acide phosphorique à la dose recommandée par Hahneraann. Effet nul. Alors je lui fais prendre trois fois par jour 12 gouttes d'acide phosphorique dilué dans de l'eau. Le résultat en fut très-marqué : bien-être général, la gaieté ranime le malade, les sueurs nocturnes qui duraient depuis si longtemps disparurent, et il pouvait de nouveau parfaitement coïter. w (Docteur Kopp, Allgemeine flom. zeitung, t. II, p. 130.)

SPERMATORRHÉE,

Obs. m. - (Voy. chap. I, g I, obs. 25.)

SPERMATORRRÉE ; POLLUTIONS NOCTURNES.

Obs. IV. — Ch. N..., étudiant en droit, âgé de 19 ans, grêle, pâle, faible, avait abusé de la masturbation dans son enfance. Depuis trois à quatre ans, s'étant beaucoup appliqué à l'élude, il avait été atteint de maux de tête habituels, auxquels s'étaient joints un abattement général et une inaptitude au travail ; toutes les fois qu'il allait à la selle, il avait tm écoulement de sperme avec une sensation de volupté assez marquée. Pendant un an il fut vainement traité d'après la méthode broussaisienne. Alors, le 12 juin 1836, il s'adressa au docteur Croserio, qui observa chez ce jeune homme les symptômes suivants :

Embarras de tête constant, mais surtout le matin et après les évacuations de sperme ; perte de mémoire ; inaptitude au travail ; absence de désirs; indifférence à tout ce qui l'entoure, excepté sur son état morbide, auquel il pense sans cesse; tristesse; il désespère de guérir; désir de la mort et propension au suicide ; il sent fréquemment le besoin de nourriture comme s'il était épuisé; digestion lente, constipation habituelle; selles dures, difficiles; quelquefois diarrhée pendant un jour; écoulement de sperme en allant à la selle, suivi d'un abattement géné-

ral; pollutions noclurnes; palpitations; sommeil agité par des rêves.

Le docteur Croserio lui prescrivit trois doses d'acide phosphorique à cinq jours d'intervalle. Quinze jours après, il trouva la santé de ce jeune homme beaucoup améliorée : ses selles étaient devenues régulières, la spermatorrhée avait entièrement disparu; il n'avait pas eu de pollutions nocturnes depuis huit jours; son esprit, sa mémoire et son humeur étaient en bien meilleur état. (Docteur Croserio, Bibliothèque Hom. de Genève, nouvelle série, t. I, p. 4, 1837.)

Obs. V. — Impuissance; pollutions.

Hufeiaud dit que l'on peut employer avec grand succès le phosphore contre l'impuissance. {Journal de Hufeland, t. VII, p. 114.)

Il rapporte ailleurs (/c/., t. XV, p. Il) l'observatioa suivante empruntée à la Tkèse de Stueve, p. 98 ^

« Homo pollutionibus diurnis laborans et quam maxime enervatus, cujus partes génitales mirabile relaxatae erant, a medico auxilium petiit. Hicce solutionem phosphori oleosam in regionem sacralem et perinœi inunguere jussit. Magni momenti fuit phosphori applicatio, sicut etiam usus elixirii acidi Halleri aegroto mulium profuit. »

Alphonse Leroi a, dans un très-grand nombre de cas, administré le phosphore chez des jeunes gens épuisés par des excès sexuels.

Hahnemann qui, en thérapeutique, résume la tradition, comme l'a démontré le professeur Imbert-Gourbeyre, Hahnemann recommande, et toute son école emploie le phosphore, et surtout l'acide phosphorique contre rimpuissance, la spermatorrhée el les pollutions trop fréquentes survenues à la suite de l'onanisme ou des excès sexuels. Le phosphore serait plus particulièrement indiqué quand il y a orgasme génésique.

ANAPDRODISIE CHEZ N. n..., AGE DE 52 ANS, A LA SUITE d'uNE INTOXICATION CHRONIQUE PAR LE SULFURE DE CARDONE.

Obs. VL — Le 15 avril 1862, le malade prend 2 pilules de phosphore de i milligramme, et le 16 encore pareille dose.

La nuit suivante il a deux érections, ce qui ne lui était pas arrivé depuis un an. Mais en môme temps il se manifeste une diarrhée abondante qui oblige à cesser le remède. Cependant les érectionspersistent comme à l'état normal, et l'anaphrodisie disparaît complètement. (Docteur Delpech, Annales dkygiènc publique et de médecine légale, 1863, t. XIX, p. 160, obs. 18.)

ANAPBRODISIE CHEZ M. D..., ÂGÉ DE 34 ANS, A LA SUITE d'uSE INTOXICATION CHRONIQUE PAR LE SULFURE DE CARBONE.

Obs. VII.— Pendant cinq jours de suite, le malade prend chaque jour une pilule de 1 milligramme de phosphore. Cette faible dose l'a purgé et a produit une grande surexcitation dans les facultés intellectuelles et dans les fonctions génitales. « L'érection était presque constante. D... aurait renouvelé constamment l'acte vénérien s'il n'eût pas été retenu par sa raison. L'éjaculation était brûlante, c'était, disait-il, comme du feu qui sortait. » {Id., p. 165, obs. 19.)

ANAPBRODISIE A LA SUITE d'uNE INTOXICATION CHRONIQUE PAR LE SULFURE

DE CARBONE

Obs. Vm. - (Voy. chap. I, g I, obs. 33.)

ANAPBRODISIE CBEZ T..., AGE DE 21 ANS, A LA SUITE d'uNE INTOXICATION CBRONIQUE PAR LE SULFURE DE CARBONE.

Obs. IX. — Après un traitement phosphoré, ce malade vit reparaître les érections et les désirs génésiques, d'abord avec une forte surexcitation, ensuite comme à l'état normal. (rrf.,p. 172, obs. 21.)

ANAPHRODISIE ET IMPUISSANCE A LA SUITE d'uNE INTOXICATION CHRONIQUE PAR LE SULFURE DE CARBONE.

Obs. X. — (Voy. chap. I, g I, obs. 34.)

§ II. — Phénomènes génésiques observés chez l'homme en état de santé après l'ingestion du phosphore.

Page 1