‹ Les paralysies phosphoriquesChapitre 38 sur 51 · DE 1 8 ANS · texte numérisé non relu

DE 1 8 ANS

Obs III. - (Voy. chap. 1, (il, obs. 15 )

DOUBLE AMAUROSE DANS UNE MALADIE Alf.UE (?).

Obs. IV. - (Voy. chap. I, g I, obs. Vi.)

CÉCITIÎ DE L'œiL GAUCHE PENDANT DES ACCÈS DE CÉPHALALGIE GOUTTEUSE.

Obs. V. — Un médecin très-faible, exlraordinairement maigre et trèsirrilable, raconte qu'il souffrait depuis deux ans d'accès de céphalalgie goutteuse, qui revenaient de plus en plus violents et de plus en plus fréquents. La sensibilité cérébrale était fortement surexcitée. Pendant les accès, l'œil gauche était affecté à ce point qu'il ne pouvait plus reconnaître nettement les objets, et pourtant on n'apercevait aucune altération dans cet œil. Outre cela, il éprouvait des vomituritions trèspénibles, une faiblesse effrayante dans les membres, une sensation de vide et de bouleversement dans le corps. Le pouls était petit et extraordinairement lent (45 pulsations); il était chagrin, de mauvaise humeur, mélancolique et incapable de tout travail intellectuel; ses cheveux tombaient, et à chaque accès il ressentait une violente douleur dans la région sacro-lombaire. Son état s'aggravait chaque jour, et c'est en vain qu'il avait eu recours aux médecins les plus instruits. Après avoir essayé sans succès diverses médications, il fut rapidement et radicalement guéri en prenant une solution de 4 grains de phosphore dans une 1/2 once d'éther sulfurique, 25 gouttes sur du sucre toutes les deux ou trois heures. (Lœbenslein von Lœbel, Horns Arcliio, 1811, t. II, p. 399.)

Page 1