‹ Les paralysies phosphoriquesChapitre 39 sur 51 · DOUBLE AMAUROSE, SUITE DE LA DOUGEOLE ET D UNE FAUSSE PNEUMONIE · texte numérisé non relu

DOUBLE AMAUROSE, SUITE DE LA DOUGEOLE ET D UNE FAUSSE PNEUMONIE

Obs. VI. — Une dame atteinte de la rougeole fut prise de pneumonie aslhénique à la suite d un refroidissement, et elle perdit à peu près complètement la vue. Le docteur Mueller attribua au vice morbilleux cette paralysie du nerf optique et jugea à propos d'essayer dans ce cas l'éther phosphoré dont le professeur Lœbel avait relaté une expérimentation dans les Archives dclloi n. Après avoir employé ce remède pendant deux jours, il vit reparaître la vue chez la malade précitée. {HufelanWs jownal, 1813, p. 107.)

AMAUROSE IMCOMPLÈTE, SUITE d'uNE MYOPIE CONGÉNITALE.

Obs. VII. — « Le jeune Richter, petit garçon de 9 ans, aux cheveux blonds, avait eu dès son enfance la vue si faible qu'il ne pouvait reconnaître les objets que de très-près. Cette myopie avait paru toute naturelle à ses parents qui l'envoyaient à l'école depuis deux ans. Mais son maître remarqua que sa vue s'affaiblissait de plus en plus, et que, pour lui, il était obligé de rapprocher de plus en plus le livre de ses yeux; il en était de même quand il fallait écrire. Enfin cette myopie atteignit un tel degré qu'elle dégénéra en commencement d'amaurose, dans l'œil gauche surtout.

« Quelque près qu'il approchât alors de ses yeux un livre écrit en grosses lettres, il lui était à peine possible d'y lire une seule syllabe. Il ne distinguait pas mieux les autres objets. »

« Le 13 février 1830, je lui administrai du phosphore, dit le docteur Schwarz.

« Le 14, il commença à sentir au-dessus des sourcils des douleurs cuisantes, qui s'étendaientjusque derrière la tête et qui leforcèrent bientôt à se mettre au lit. Le lendemain, après une bonne nuit, elles avaient disparu. Je lui avais défendu expressément tout effort des yeux, et j'avais prié ses parents d'avoir soin qu'ils ne fussent pas frappés de l'éclat des bougies. Le 18. l'enfant qui, le matin, avait déjà été tout surpris de la manière dont sa vue s'était renforcée, se mit à une fenêtre qui donnait sur une rue voisine, et aperçut non-seulement l'adresse d'un cordonnier, mais en distingua même toutes les lettres. Il courut plein de joie le dire à son père qui voulut s'en assurer par lui-même, et qui, à son grand contentement, remarqua que son fils pouvait déjà lire un livre imprimé en gros caractères. L'amélioration fit des progrès rapides, et l'enfant, qui peut de nouveeu lire et écrire à une distance convenable, affirme que sa vue est meilleure qu'elle ait jamais été. » [Clinique llom. du docteur Beauvais, 1863, t. I, p. 128.)

AMAUROSE INCOMPLÈTE DE l'oEIL DROIT CHEZ UNE FEMME DE G4 ANS, ATTEINTE DE LA CATARACTE A l'oeIL GA13CEE. GUÉBISON INCOMPLÈTE.

Obs. Vin. — Une dame âgée de 64 ans, avait depuis trois ans, à l'œil gauche une cataracte qui, étant complètement mûre, rendait cet œil tout à fait insensible à la lumière.

En février 1859, elle commença peu à peu à perdre la faculté visuelle de l'œil droit. Le docteur Eidherr consulté, trouva cet œil dans l'état suivant : dilatation régulière de la pupille; dans les profondeurs de la pupille, un trouble qui, vu à travers la loupe, ressemblait à un petit nuage gris.

Les mouvements de l'iris étaient lents, et la puissance visuelle tellement amoindrie que la malade pouvait bien reconnaître la figure des personnes dans un milieu non éclairé, mais elle ne distinguait pas les traits du visage, et elle ne pouvait aller dans la rue sans guide. Dans l'intérieur de l'œil droit, elle ressentait fréquemment des déchirements passagers.

Pendant quatorze jours elle prit, malin et soir du phosphore, et durant tout ce temps-là elle éprouva les mômes souffrances. Mais à partir de ce moment, celles-ci s'améliorèrent à tel point que la malade, après trois mois de ce traitement, pouvait sortir seule dans la rue, distinguer très-nettement les traits de la figure et lire de gros caractères. Elle

pouvait bien lire dans un livre renfermant de grosses lettres, mais pendant cinq minutes seulement, au bout desquelles il survenait des vertiges et du trouble dans les yeux. Le docteur Eidherr n'avait pas pu obtenir une plus grande améloration quand la malade le quitta. {Neue zeitschrift fur Nom Klinik, 1860, p. 173.)

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