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Chapitre V. — Paralysies du nerf auditif

§ I. — Paralysies du nerf auditif guéries par le phosphore. SCRDITÉ DATANT DE DIX-HUIT ANS A LA SUITE d'oNE FIÈVRE TYPHOÏDE.

Obs. 1. — Un homme de 31 ans. brun, de bonne constitution, souffrait beaucoup de l'ouïe depuis une fièvre typhoïde qu'il eut il y a dix-huit ans, et jusqu'à ce jour aucun remède n'avait pu le soulager.

Symptomalologie : il entend très-difficilement; on doit se tenir près de lui et lui parler très-haut quand on veut se faire comprendre, et pendant ce temps-là il tient constamment la bouche ouverte.

Il entend dans les oreilles un murmure continuel qui l'inquiète fréquemment; par un temps sec il entend mieux que par les temps humides. Ses oreilles sont sèches, et il n'y a pas de sécrétion de cérumen.

« Prescription : Tous les quatorze jours, une dose de phosphore. Après quatre doses, il y eut une telle amélioration qu'on pouvait converser avec le malade sans élever la voix. Le bruit de murmure avait diminué, » (Docteur Schwarze, Rueckert's Klinische Erfahrungen inder Hoviœopathie, t. I, p. 372.)

Le lecteur vient de voir guérir par le phosphore une surdité datant de dix-huit ans consécutive à une fièvre typhoïde. Il sera donc probablement disposé à croire que le même remède peut aussi guérir la surdité, alors qu'elle se présente dans le cours d'une fièvre typhoïde ou d'une autre maladie aiguë, comme le témoignent les deux observations suivantes.

Je me contente de rappeler ces deux observations, les ayant déjà relatées plus haut et avec détails.

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