ACTE DEUXIÈME
BARREAU, avec douleur.
Ah! pourquoi faut-ilqueje sois encore contraint d’avoir recours à ton inépuisable bonté? Yalentine, il y va de l’honneur de ton oncle... Regarde ces cheveux blancs que je t’ai appris à vénérer; veux-tu qu’ils soient souillés? Non! Tu ne le veux pas, n’est-ce pas?... hum ! J’ai besoin de 30,000 francs (a part.) Elle ne s’attendrit plus... diable !
VALENTINE
Je vqus le répété, je ne les ai pas.
BARREAU
Mais... ton mari!
VALENTINE
M. le comte m’a déclaré il y a deux mois, lorsqu’il vous a prêté les GO, 000 francs pour la constitution de votre société qui pouvait vous rendre millionnaire...
BARBEAU, virement.
Elle le peut toujours I
VALENTINE
Qu’il ne fallait plus compter sur lui!
BARREAU, d’un ton lamentable.
C’en est fait; alors, Valentine, lu auras contemplé les traits chéris de ton oncle pour la dernière fois! (il remonte.)
VALENTINE
Voyez mon mari, peut-être que...
Eh! ce diable d’homme... il est excellent, mais il m’intimide... parle-lui d’abord, j’irai le trouver ensuite.
VALENTINE
Eh bien! revenez demain... j’aurai parlé! Au revoir! Je vous prie de m’excuser de vous quitter si vile, je suis un peu souffrante.
BARREAU
Toi! tiens, tu es un ange! Valentine, je te réserve une part dans les dividendes! (Il sort majestueusement.)