SCÈNE VI
Les Mêmes, MAXIME, OCTAVE.
OCTAVE, à part.
Ah bien! l’oncle ! nous tombons mal. (Au docteur, lui sorrant la main.) Mon cher docteur.
HENRI, K Maxime.
Vous êtes déjà venus une première fois. Je vous demande pardon de ne vous avoir pas reçus. On a omis de me prévenir.
MAXIME
Vous êtes tout excusé, monsieur, pourvu qu’à celte heure il nous soit permis de causer quelques instants.
HENRI, montrant des sièges.
Je suis à vos ordres.
MAXIME, à demi-vnix.
Pardon! mais cet entretien doit être particulier.
HENRI, de même.
Je ne l’ignore pas, monsieur. (Au dectour.)Mon cher oncle, ces messieurs ont à m’entretenir d’une affaire....
LE DOCTEUR, l’inlorrompant.
Quelle affaire?
HENRI
Qui leur est personnelle.
LE DOCTEUR
Personnelle à vous trois! En ce cas, je reste; un de plus ou de moins ça ne signifie pas grand’ehose.
MAXIME
Docteur, permettez...
LE DOCTEUR
Quoi? que pouvez- vous avoir à dire à mon neveu que je ne doive pas entendre ?
OCTAVE, embarrassé.
Ah! dame! il y a des circonstances... des événements...
LE DOCTEUR
Lesquels?
OCTAVE
Lesquels? lesquels? sarpejeul docteur, vous êtes prodigieusement curieux! nous venons offrir à votre neveu réparation d’une oiïcnse, là! êtes-vous content?
LE DOCTEUR
Ah! et vous assistez Maxime, dans celte belle équipée? je vous fais mon compliment!
OCTAVE
Je vous trouve charmant! si vous croyez que c’est pour mon plaisir! Il y a des services qu’on ne refuse pas : à quoi seraient bons les amis?
LE DOCTEUR
S’ils ne vous aidaient pas à vous faire couper la gorge ! vous avez raison! Maxime, est-ce vrai, ce que dit Octave ?
MAXIME
C’est la vérité.
LE DOCTEUR
Eh bien 1 j’en suis fâché! ce duel n’aura'pas lieu !
HENRI
Mon oncle!
LE DOCTEUR
Non, il n’aura pas lieu! tant que je serai vivant du moins !
MAXIME
Mais je ne puis refuser la réparation qu’on me demande!