LE DOCTEUR, VALENTINE, MADEMOISELLE DE KERKERADEC, ANTOINE
(Au lever du rideau, Valenlino est étendue immobile sur un lit-canapé, le docteur lui tient le bras et eompto les pulsations. — Au fond, près de la porte, mademoiselle de Kerkeradoc assise dans une grando bergèro, AnLoino devant elle.)
MADEMOISELLE DE KERKERADEC, h demi-voix.
Tu as bien compris ?
ANTOINE, même jen.
Oui, mademoiselle, mais...
MADEMOISELLE DE KERKERADEC.
Tu n'auras pas tes rhumatismes, cette nuit !...
ANTOINE, soconant la tête.
Hum!... Je n'aurai pas... cela ne se fait pas comme cela!
MADEMOISELLE DE KERKERADEC.
On fait ce qu’on veut..-. J’ai dit à mes douleurs de me laisser tranquille... Eh bien! elles partiront jusqu’à demain.
ANTOINE, soupirant.
Ah! il faut bien que ce soit pour vous, ma vieille maîtresse, que j’ai appris à servir tout enfant dans notre pauvre Bretagne qu’ils abîment...
MADEMOISELLE DE KERKERADEC.
Assezl... Si ce que tu sais arrive, tu viendras me prévenir, tu m’entends... va.
ANTOINE, sortant.
Oui, mademoiselle! (u sort par io fond.)