I.E DOCTEUR, derrière le canapé
Il y a du mieux.
MADEMOISELLE DE KERKERADEC.
Bon !
LE DOCTEUR
La fatigue l’a vaincue, elle dort... le sommeil achèvera de la calmer, mais elle a encore une grande fièvre.
MADEMOISELLE DE KERKERADEC, froidement.
Les Parisiennes ne meurent pas pour ça.
LE DOCTEUR, près do mademoiselle de Kerkeradec.
Je réponds de tout.
MADEMOISELLE DE KERKERADEC.
Et l'autre?
IE DOCTEUR
Je vous l'ai dit... Je l'ai vu ce soir chez lui... il pleurait à chaudes larmes...
MADEMOISELLE DE KERKERADEC.
Lui! un homme!
LE DOCTEUR
J’ai profité de son état de prostration pour reprendre...
MADEMOISELLE DE KERKERADEC.
Les lettres... donnez... merci I
LE DOCTEUR, lui donnant des lettros .
J’espère qu’Octave réussira demain à l’arracher de Paris.
MADEMOISELLE DE KERKERADEC.
Tant mieux pour lui!
LE DOCTEUR
A Paris, il tomberait malade!
• MADEMOISELLE DE KERKERADEC, froide.
A Montgeron aussi. (Montrant la taMa.) Donnez-moi une cuillerée de ma potion, je souffre plus que d’ordinaire.
LE DOCTEUR, (Il va à la cheminée prendre nn flacon, et lui fait avaler une cuillerée de la potion.
Soit! mais prenez garde, c’est un poison terrible que je vous fais prendre, il n’y a même que vous à qui j’ose admi-