LES PARCS ET JAKDINS
rapidité d'exécution, de véritables jardins, propres à chaque construction, sortirent de terre, ont été la récompense des efforts faits.
Ces jardins de raccordements ne cédaient en rien, comme fraîcheur, comme sites intéressants ni comme plantations, à leurs aînés du Champde-Mars. Seule, la végétation y était peut-être moins abondante, la plantation ayant été faite très tardivement.
On avait songé à utiliser dans les colonies françaises des plantes coloniales. Le jardinier en chef avait eu des rendez-vous sur place avec M. Dibowski, directeur du Jardin d'essai colonial à Vincennes, mais, en raison de la saison très avancée où les plantes coloniales disponibles pouvaient être mises utilement en pleine terre, le service dut renoncer presque en totalité à cette idée.
Des emplacements furent toutefois réservés pour quelques plantes qui devaient arriver des colonies et même du Jardin d'essai, mais elles durent être remplacées au dernier moment par des plantes deserres acclimatées •déjà au régime parisien et provenant des serres de la Ville de Paris et de la maison Piennes et Larigaldie, horticulteurs et exposants de la classe 46.
4e Catégorie. — Nous arrivons enfin aux Services annexes comprenant l'implantation et la surveillance de toutes les constructions élevées dans l'enceinte de l'Exposition en dehors des Palais ; depuis les kiosques d'alimentation jusqu'aux palais des Puissances étrangères, les chalets de nécessité et urinoirs installés dans les jardins, les bancs et sièges, l'établissement de trottoirs le long des Palais du Champ-de-Mars, la réparation des lacs du Champ-de-Mars et de la cascade du Trocadéro, l'installation des canalisations d'eau servant à l'alimentation des jardins et des bouches d'arrosage, des fontaines Wallace, etc., etc., dont le personnel des Parcs et Jardins, malgré un service déjà chargé, avait encore à, assurer la direction et l'exécution.