LA GRÈCE ANTIQUE ET L'ORIENT
!, et des arbres d'une riche sève y gés des plus beaux fruits : de poires, de magnifiques pommes, de douces ves verdoyantes. Jamais ils ne chôver, ni les longues chaleurs d'été ne
Toujours le souffle de Zéphyre fait i tandis quêtes autres se forment. A
succède là poite nouvelle, la pomme amme, la figue une aulre figue et la itre grappe. Sur les rameaux ije la qu'on a plantée, les raisins sont à la
au soleil dans un lieu aplani, déige, ou cueillis, ou pressurés ; à c6të 'ine hors de fleur, se colore le raisin in, à l'extrémité de l'enclos, un pooute l'année en légumes divers. Deux indent leurs ondes : l'une au travers ier , l'autre sous le seuil de la cour, j erbe palais, et les citoyens viennent i
jardin merveilleux d'Alcinoûs. Je le j s mes fenêtres, sauf que notre climat -j imet à peine les figuiers et se refuse ' et aux olives. Au pied de la maison i de colonnes doriques en bois, une j i alimente un bassin, et d'un de ses j ire, traverse, enveloppe et fertilise j en pente, carrément dessiné par sa j is allées qui marquent ses divisions
intérieures. En haut, sous le palais, esl le bocage d'arbres fruitiers protégeant le vignoble que le penchant du coteau présente tout entier au soleil. Le potager est dans le \allon, sur les deux bords peut-être du lit oii h fontaine assemble et ralentit ses eaux. Il n'y a même pas de fleurs, ou le poète les oublie. Comme Alcinoûs, il met tout le charme des jardins dans l'utilité. C'est ce que nous verrons mieux encore si nous entrons avec Ulysse dans la villa de Laërte :
« Cependant, Ulysse et ses contpagnons s'éloignent de la ville et parviennent bientôt au superbe verger de Laërle, que jadis ce héros acquit luimêrne de ses richesses, après avoir déjà souffert bien des maux. Là s'élève sa demeure, entourée de toutes parts d'un portique, où les captifs qui cultivent son domainL> prennent la nourriture et le repos... Ulysse... s'enfonce dans le fcrtileverger. Le héros descend le grand vignoble, et ne
'" ~i Dolios, ni ses fils, ni les autres captifs.
; a tous conduits au loin, et ils assemblent !s pour servir de haies à l'enclos. Ulysse inc son père seul, bêchant dans le verger un arbre. Laérteest revêtu d'une tunique rapiécée ; autour de ses jambes il a lié, jréserver des écorchures, des cnémides tcousues ; des gants défendent ses mains, ! est couverte d'un casque de peau de chèmet le comble à son lugubre aspect. Il se
PÂBCS ET JARDINS.
ers lui ou moment où, la lète baissée, il une losse au pied d'un arbre, et lui dit :
llard, tu n'es point inhabile à cultiver ces Quels soins attenlifs! comme ces oliviei's, ers, ces poiriers, ces vignes, sont inerveilnt entretenus ! Le moindre carré de terre e de ta vigilance. »
, lorsque la paix ou la vieillesse leur failoisirs, les anciens rois prenaient la bêche lient leurs serviteurs. Salomon, comme semble avoir travaillé lui-même aux emnents du domaine qu'il appelait sa mai- Liban : « Je me suis fait, dit-il, des jardins ergers, etj'y ai planté toutes sortes d'arlitiers. Je me suis fait des réservoirs d'eau I arroser le parc planté d'arbres. »
savoir disposé des jardins autour de sa del'homme en consacra aux dieux. Les Grecs ifent leurs temples de bois sacrés. Rien de ipproprié au caractère des dieux antiques, aux yeux de l'homme, des divers pliénole la nature, lo rsque nosancCltes, à demi , cherchaient encore leur chemin à travers ts primitives. Puis, compagnons et frèresde le, ne devaient-ils par avoir comme lui irdins et leurs ombrages? Le vieil Hérodote ;s lui tous les auteurs, jusqu'à Lucien, ou Pétrone, décrivent en passant des bois qui se rapprochent de nos parcs. L'un des
plus remarquables et des plus anciennement signalés était l'enclos consacré à Diane parXénophon, auprès d'Oljmpie. Xénophon, l'un des disciples les plus fameux de Socrate et l'un des plus habiles généraux de la Grèce, avait acheté ce terrain avec une part du butin attribuée à Diane. Le pays était traversé par le Sélénus, homonyme du fleuve qui coule à Éplièse, la ville de Diane par excellence; ta destination du lieu était donc tout indiquée. Dans l'enceinte, fort vaste, étaient compris des bocages et des collines boisées où l'on élevait des porcs, des chèvres, des bœufs et des chevaux. Autour du temple même, Xénophon planta un verger riche en fruits de touJes saisons.
La Grèce, proprement dite, ne renfermait guère de merveilles en fait de jardins. Tout l'art se portail sut* l'architecture et la statuaire, et se préoccupait bien plus de l'homme que de la nature. Il faut ajouter que l'espace en général manquait aux Étals et aux villes aussi bien qu'aux particuliers. Le sol aride et pauvre de l'Altique n'admettait que des quinconces ou des allées de platanes, d'ormes, de figuiers. Tels ëlaicnt les ornements et l'aspect des palestres et des gymnases où les adolescents exerçaient leur force el leur adresse, de l'Académie et du Lycée, où les plus illuslres philosophes se promenaient avec leurs disciples. On a vanté les jardins d'Ëpicure, à la fois riants et calmes comme te;ils servirent de modèle; maison ne sait
PABCS El JAHDIKS.
rent les alignements sir
^s généralement adopl
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eaux jardins de la Grèce
lans l'Archipel, Les for
irre dans les lies vole
de la mer, qui ne lassi lent à la grâce des ver les tieurs. Les endos y "es ; mais les accidents lignes régulières. Là,co ùnoûs et les paradis de taines d'arhres fruitier out feuillage, des vigm ■s et aux poiriers ; on v< auriers, des platanes, d ;s dont les grappes sei
raisins. Les arbres sté îdiins, le mur d'encein rger et aux parterres. I ttes, narcisses, glaïeul i de roses cultivées, au source, qu'on pouvait i irs, arrosait le parterre , à l'endroit où se coi
largeur, Bacchus ou i n temple couvert de vig î lierre. Du tertre où s'i aire, la vue s'étendait