L.\ HAYE, UAULEM
et japonais ont jeté leurs petites arches ; de petits obélisques s'élèvent à côté de petits pavillons chinois, de petites chapelles gothiques, de petits temples corinthiens. Sur les bassins nagent des cygnes et des canards en zinc ; dans une chaumière, des automates, grandeur naturelle, d'hommes et de femmes mis en mouvement par une criarde mécanique, filent, tissent, etc. Sous des bosquets taillés en losanges, en triangles, apparaissent les dieux de l'Olympe, tout englués de badigeon. » ( Maxime du Camp.) Il y a dans les coins des bergers et des bergères en plâtre colorié , des rochers factices en coquillages surmontés de belvédères à clochettes, des magots de porcelaine, et de beaux vases orientaux aux teintes éclatantes : autour de tout cela, un réseau de sentiers peints en sable rouge et noir.
Le Batave à son tour, par un art courageux,
Sut changer en jardins son sol marécageux ;
Mais dans le choix des fleurs une recherche vaine,
Des bocages couvrant une insipide plaine.
Sont leui" seule parure; et notre œil attristé
If regrette des monts la sauvage âprelé :
Mais ses riches canaux et leur rive féconde.
De ses moulins dans l'air, de ses barques sur l'onde,
Des troupeaux dans ses prés les mobiles lointains.
Ses fermes, ses hameaux, voilà ses vrais jardins.
Delili^.
Voilà des vers aussi artificiels que les anciens jardins hollandais; cependant on découvre sous
250 l'AKCS ET JARDINS.
cette phraséologie vague une judicieuse apprécia tien de ce qui manque à la Hollande pour attein dre à la grandeur des parcs français ou à la variéb des parcs anglais, et des ressources que ses eauxJ ses prés et ses troupeaux offrent à la peinture dflj paysage. i
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