PARCS I
"■••e : ainsi le haut de re feuillage, elle b.
erre court autour d ndant d'un platane B ces platanes soni es de lauriers qui n )latanes. L'allée du , où elle se courbe e ; l'ombre alors :
profonde, sous un inent. Les allées cir bre dans l'intérieu du jour le plus \ côtés, et les ray iblement la fralchei •s détours, on ren1 des deux cotés ei par des buis. Là, es même est taillé er quefois en lettres, re ou celui du jan :nt de petites born ne si la simple cai , apportée dans Vt )ublerangde moyen platanes succédel'î us côtés, et ensuite uis. Au bout, sous ouché un banc de
^ VttLA DE PLINE EN TOSCANE. ^ 45
s'appuie sur quatre colonnettes de marbre Carystien. Du banc même s'échappe, comme^sous le poids de ceux qui s'y reposent, une eau que de petits tuyaux conduisent par une auge de pierre à un
. bassin de marbre, ainsi ménagée de manière à ce qu'elle le remplisse sansjamais déborder. Le goûter et les mets solides peuvent être rangés sur la margelle ; les plus légers flottent plus librement dans
' des corbeilles en forme de navires ou d'oiseaux. Une fontaine, près de là, donne et résorbe l'eau ; le jet s'élance et retombe, et deux passages qui se joignent le reprennent et le rejettent.
Vis-à-vis du banc est une chambre qui lui donne autant d'agrément qu'elle en reçoit. Le marbre y reluit ; par ses portes elle domine la verdure et semble se prolonger dans le jardin. Sous ses fenêtres et au-dessus, on ne voit que du vert ; un petit cabinet semble s'enfoHcer dans la même chambre, bien qu'il en soit distinct : il renferme un lit ; des fenêtres l'éclairent de tous côtés, et cependant le jour y est voilé par l'ombre qui l'environne : car une vigne gaiement répandue par tout le bois s'élève vers le faîte et l'atteint. A la pluie près, que vous n'y sentiriez point, vous vous croyez couché dans un bois : là encore naît une fontaine qui se perd en elle-même. En différents autres endroits, sont disposés des sièges de marbre destinés, comme la chambre, à reposer ceux qu'a lassés la promenade. Chacun a ses petites fontaines. Par tout lemanégo,
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L'empereur Adrien ne manquait pas de mais il avait de grands talents, une instri étendue, le goût des belles choses ; il employ loisirs du principal à voyager partout son en mais surtout en Grèce et en Egypte, chercha Muses, s'il en restait, dans la vallée de T( interrogeant au bord du Nil le colosse de Men Vers la fin de son règne, abandonnant les affa son fils adoptif, il voulut se recueillir en pai: une villa où il amassait depuis dix ans les si et les édifices (125-155). C'était une sortede I où les souvenirs du vieil artiste avaient pris < et qui mêlait h ses jours attristés par l'oml la mort prochaine les meilleurs jours de se mûr. tJn conquérant chinois avait imité dar parc tous les palais détruits par ses armes; A
4 PARGS ET JAIU)INS.
groupait dans sa villa les sites, les monuments, les statues qu'il avait respectés et admirés dans ses promenades pacifiques ; il essayait même d'y réaliser les rêves des poètes : à côté d'un Lycée, d'un Pœcile, d'une Académie, s'ouvraient les Enfers de Virgile.
Les constructions s'étageaient, entre Rome et ïibur, sur la cime ondulée d'une longue colline ; des terrassements rachetaient les différences de niveau des plateaux supérieurs. La montée n'était point rude, mais cette hauteur moyenne suffisait à ouvrir une immense perspective sur quatre montagnes, aujourd'hui nommées Peschiavatore, Ripoli, Affliano et San Stefano ; il y avait de belle échappées sur Rome et sur la mer. Une vallée fraîche au nord, encore creusée par l'extraction des pierres, portait le nom de Tempe ; une source ferrugineuse grossie par un aqueduc lui servait de Fériée. Un autre ruisseau circulait dans un vallon au midi.
Nul doute qu'Adrien n'ait dirigé lui-même les travaux d'ornement et de bâtisse ; il était bon architecte, si l'on en juge par le môle qui porte son nom, où il avait imité, pour orner sa tombe, les jardins suspendus de Babylone ; on lui attribue aussi le temple de Vénus et de Rome, dont il reste de beaux débris. Il s'associa, dit-on, pour sa villa, . un artiste nommé Démétrius. En même temps, les sculpteurs, les ciseleurs de tout genre, pétrissaient