V -VELU ADRIANA
■ les mélauiprécieuxet taillaient les marbres ra animagiDeraitdilfïcilementla quantité de riche accumulée eu deux ou trois plis de la terre, ponillée par Constantin poucl'omementdeByia
' gâtée par les Augustes d'Occident, saccagée Totila en 544, après le sac de Tibur, habitée Âtaulf, ruinée par les Lombards, par les gui et les gibelins, achevée par la construction églises et des villas du moderne Tivoli, elle ; fournir encore de merveilles toutes les collecl de Rome ; l'exhaussement du sol donne lieu i pérer que beaucoup de trésors sont encore terre. Alexandre VI y retrouva des Muses et
, Mnémosyne que Léon X mit au Vatican, et qu puis ont disparu. La Farnésine de la Lungar
- Quirinal et la villa Tiburtine, appartenant (rois aux Este, s'enrichirent d'un Adrien, d
1 Cérès, d'un grand buste d'isis, à cette heui musée Chiaramonti, d'une fausse Hécate, de
- figures en rouge antique couronnées d'olivier, une est aux Conservateurs, et de deux Proserj avec Cerbère, Au dix-septième siècle, Bartolii tionne la trouvaille des deux beaux candèU
< Barberini, un escalier d'albâtre oriental, et dii tues égyptiennes qui ont dA aller en Espagni dix-huitième siècle, Volpi,Ficorom, Piranese
: lent du retour k la lumière de superbes mosak plus la Flore, le Faune, l'Antinous égyptien, 1
- pocrate, l'Athlète, à cette heure au Capitole,
PMCS ET JARDIHS.
!'« deux centaures etun faune, plus u collection des monuments pseudo saique des Colombes sur le vase lime d'Anlinoûs à la villa Albani, colonnes et les ornements d'arch 'elle qu'elle est depuis le quinziè:
ne et dévastée, la villa Adrian mnement du touriste ; et l'on y ;es non équivoques de sa grandeu:
inonce de loin par des files de cyp }uels paraissent çà et là quelqi le, que l'on trouve sur une cire ; milles environ, unquarl de mille du pontLucan 'uisseaux de Tempe et du Midi se, s l'Anio (l'été, fleuve et affluent s une vigne luxuriante, sous un s( levine à quelques fondements ei Iques débris de moulures et de 1 icipale entrée. Aux environs de la ;yprès, un petit marécage demilente l'Amphithéâtre grec, où li ^nt rangés sur des gradins adossé cène et l'orchestre formaient à e un parallélogramme, soutenu une maçonnerie en contre-bas.
in, refuge et foyer en cas de plu 'iant parterre, l'est du Théâtre grec, quelques
-TÇ^T,
VILLA ADRIANA. 5î
I. présententle Théâtre lalin. Entrelesdeux, se voyait . la Palestre, aux irrégularités dissimulées par des galeries et des statues. Ce trou plein de buissons était un Nymphée charmant flanqué de deux fontaines monumentales. Entre ces deux files de cyprès, un sentier conduisait aux réservoirs, aux bains et à l'escalier du Pœcile. Le Pœcile, grand espace carré orné sur trois faces d'un portique à pilastres, était l'exacte copie du monument athénien, avec ses peintures murales, telles que les décrit Pausanias. Il en reste encore de très-hautes murailles et une cavité centrale, jadis naumachie, où des joutes aquatiques amusaient l'empereur. Le sol du Pœcile, presque entièrement artificiel, reposait sur une immense caserne à plusieurs étages, puissante et massive construction que le . temps n'a pu totalement anéantir; on entre encore dans quelques-unes des cent chambres (cento camerelle), munies chacune de sa porte et de sa fenêtre. Chaque étage avait un promenoir en bois qui reliait les escaliers des angles ; on croit que les prétoriens déposaient leurs enseignes dans une tourelle adossée au flanc méridional du Pœcile, qui formait comme la terrasse et le couronnement du prétoire.
On vous montre, à l'orient du Pœcile, une Schola, ancien lieu de conversation. Un Théâtre maritime où un Euripe circulaire, maintenu par deux berges concentriques, environnait une île dé-
TÉe de quatre fontaines qui l'alimentaient. 11 y ait à r'entour un jardin planté d'arbustes fleuris, latre ponts, coupant l'Euripe aux bords pavés de osalques, répondaient à quatre portiques cours réunis au centre de l'ile, qui séparaient les lalre fontaines, et dont les colonnes moyennes, ns cesse mêlées par les lois changeantes de la rspective, produisaient l'effet d'un taillis de utes couleurs, à la fois étrange et régulier. Â peine avons-nous énumërè la moitié des merilles entassées dans la villa Adriana. Il faut y indre, aux environs du Nymphée, deux biblîothèles, l'une grecque et l'autre latine, avec une ste salle donnant sur un jardin décoré de portiles ; plusieurs voûtes souterraines ou corridors, rtes d'étuves nommées fifioCammini ou Stufalari, dont les soupiraux masqués par des brousilles ne sont plus que des pièges pour les pieds iprudents ; des salles bypètbres ouvertes sur la liée de Tempe, et qui n'avaient pour toils que s tentures de pourpre; un stade disposé autour in bain, les Thermes du midi, un Panthéon pâli à celui d'Agi-îppa, des prisons sous terre, un msolée rond qui rappelle le château Saintige, des temples circulaires, octogones, carrés, nt les Vénus et les Dianes ont passé dans les isées, et les Enfers qu'on croit reconnaître enre ; le Prytanée, le Cynosarge, et surtout, parmi ; souvenirs d'Athènes, les nobles bâtiments de
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rAcadémie, élevée sur une haute plate-forme à l'occident, flanquée d'une petite tour où eût habité le misanthrope Timon, et pourvue d'un Odéon construit vers 134-137, le tout au milieu d'un grand bois d'oliviers.
L'Egypte était représentée par un Pseudo-Canope, tout préparé pour les fêtes de Sérapis (an 123), et si plein de curiosités qu'on a pu en meubler toute une salle du Capitole.
Au dix-huitième siècle, le cardinal Marefoschi i et le comte Centini exécutèrent des fouilles sur l'emplacement du palais, dont quelques murs à peine décelaient l'existence. Ils parvinrent à des données assez complètes et assez exactes sur la configuration de l'édifice, grâce aux colonnades de marbres précieux qu'ils y trouvèrent et à quelques accessoires principaux d'habitation qui les aidèrent à distribuer çà et là les divers appartements. Sept ou huit mosaïques du premier ordre allèrent et sont encore au Vatican ; les colonnes entrèrent dans la construction de l'édifice pontifical ; mais il en résulta qu'il est impossible, sans le plan qui fut alors tracé, de se faire sur les lieux f menées une idée approximative de la splendeur de , ce palais qu'où appelle encore aMijourd'hui la « Piazza d*Oro. »
. En restituant, comme on l'a tenté, tous ces édifices si divers, il sera toujours impossible de leur rendre l'harmonie qu'ils empruntaient à mille ar-
lïfices, aux charmes des collines factices, des fontaines, des arbres variés et des jardins sans nombre. L'imagination fera plus ici que toutes les mesures des architectes ; quand je visitai ce qui fut la villa Adriana, je l'avais refaite dans ma tête, elle contraste de ma vision intérieure avec la sauvage nudité de ces ruines désolées m'arracha un cri d'admiration pour la puissance humaine qui sait transformer en merveilles et en délices la stérilité d'une nature ingrate.