‹ Les parents de ProvinceChapitre 2 sur 25 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

MADAME BARBENÇON, LÉONCE \

LEONCE, au dehors.

Voilà, maman, voilà... (il entre de droite.)

MADAME BARBENÇON.

Eh bien ! on ne vient pas embrasser sa petite mère?...

LÉONCE

Voilà, maman, voilà !... (Il l’embrasse nonchalamment.)

MADAME BARBENÇON.

A la bonne heure I...

LÉONCE

Vois-tu, petite mère, il ne faut pas m'en vouloir... je dors debout... je suis rentré cetlejnuit très-tard.

MADAME BARBENÇON.

Encore 1

LÉONCE

Ce n’est pas ma faute, va, figure-toi que...

MADAME BARBENÇON.

"Assez, monsieur, assez... Ce n’est pas pour écouter le récit de vos fredaines que je vous ai appelé... il s’agit de choses plus sérieuses.

LÉONCE

Tu me fais peur !...

MADAME BARBENÇON.

Ton oncle arrive ce matin à Paris. Comme il a été souvent très-bon pour nous depuis que je suis veuve, ne le plaisante pas, ne le taquine pas... d’un autre côté, ne sois pas trop guindé avec lui... garde une réserve prudente... il faut savoir tenir son rang 1... Quant à ta cousine, ne sois aimable envers elle que ce qu’il faut pour ne pas être impoli... Tu sais, ces demoiselles de la campagne sont frianaes de maris parisiens ; avec leurs petits airs de sainte-nilouche, elles •

’ Madame Barbençon, Léonce.

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