MIC II AUD
'Ce que tu me demandes est foncièrement incompatible avec le décorum.
ANGÉLIQUE
Cependant, papa...
MICIIAUD, Angélique s’assied h gaiiehe.
Non.
JÉnOME.
Que demande la belle Angélique?
MICIIAUD.
Je te fais juge, mon frère; Angéliqu^ voudrait lire, ce soir, après le thé, un opuscule littéraire de sa composition.
Quelque nouvelle mode, sans doute?
ANGÉLIQUE
Non, mon oncle, une étude liistoriciue : l’éloge de Jeanne d’.Arc.
M I C H A U D , à Jérdine.
Ilein'? qu’en dis-tu?
JÉROME
Ce n'est guère do circonstance.
BIADAME MlCn.VUD, rovonant nu milieu.
Tu veux donc endormir nos invités?
ANGELIQUE, se levanl.
Madame Michaud !
MICIIAUD.
Tu le vois, Angélique, le tribunal de la famille te condamne.
ANGÉLIQUE
Oh! j’étais condamnée avant do parler; il sutlit qu’il se présente une occasion de faire briller mon mérite... (Michaud et cjprion rcmoutept dans la pièce du fond.) Et du moment quc madame Michaud...
MADAME M I Cil A D D J s'emportant.
Oh! pcul-on dire! moi, qui l’ai gâtée comme mon enfant!
ANGÉLIQUE
Ce qui n’empècho pas que Cécile, ma cadette, se marie et que moi. Je ne me marie pas.