‹ Les parents terribles comedie en trois actes, en proseChapitre 40 sur 89 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

BRICARD, JÉROME, CÉCILE.

JEROME, portont une valise.

N’est-ce pas, mes enfants, que je suis chez moi ?

CÉCILE se jette à son cou.

Mon cher oncle I (JérOme pose sa valise au fond, k droite.)

JÉROME, à Cécile.

Mon Clitant 1 (ll descend et serre la main de Bricard.) BonjOUr, ITlOn

garçon. — Vous le voyez, Bourganeuf n’est pas au bout du monde ; on en revient, grâce aux chemins do fer.

CÉCILE

Et papa ? et maman ?

JÉROME

Tout le monde va bien... et je te dirai même qu’ils vont... (A part.) Qu’est-ce que j’allais dire ?

CÉCILE

Ils vont...

JÉROME

Ils vont bien ; tu me demandes comment ils vont, je te réponds qu’ils vont bien, voilà ! (a pan.) Diable ! soyons discret.

BRICARD, à part en se dirigeant vers la porte.

Et mon rendez-vous ?

JÉROME

Tu sors, garçon?... Comment, j’arrive et tu te sauves I

BRICARD, h j>art.

Le fait est que je no peux guère... (Haut.) Pas du tout, mon oncle, je no suis pas pressé, (a part.) Au lieu d’aller à pied, je prendrai un Caere.

JÉROME, bas à Bricard en l'emmenant & gauche.

Et... rien encore?

BRICARD.

Quoi? (Jérôme lui montre Cécile.) J’y Suis... Non, mon Oncle. JEROME, de même.

C’est bon, c’est bon, ça viendra, (iiaui.) Et Cyprien? qu’est-ce que vous en faites?... L’École de droit?... (ii passe près de cécue.)

CÉCILE

Je crains qu’il ne se néglige. La poésie lui tourne la tête.

JÉROME

Fâcheux ! fâcheux ! C’est comme ta sœur Angélique, avec sa manie d’écrire. Ah çà! vous ne voulez donc pas la marier, cette demoiselle-Ià ? .

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