‹ Les parents terribles comedie en trois actes, en proseChapitre 47 sur 89 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

BRICARD.

11 parait que dans le public, vous savez...

SAINT-BRIEUC

Quoi?

BRICARD.

Si... vous savez bien... enfin, il paraît qu’on me trouve...

SAINT-BRIEUC

Quoi?

BRICARD.

Un peu effacé.

SAINT-BRIEUC

Effacé?

BRICARD.

Oui... Et, s’il était pos.sibIe... comme cela... de temps en temps... de glisser mon nom à côté du vôtre...

SAINT-BRIEUC, so levant.

AhI monsieur Bricard! de la part d’un cousin...

BRICARD, à part.

J’ai été un peu loin.

Après tout ce que j’ai fait pour vous... tout ce que je veux faire encore...

BRICARD, allant à Saint-Brieuc.

Encore ?

SAINT-BRIEUC

Ab ! c’est mal I c’est bien mal !

BRICARD, à part.

Voilà, je l’ai blessé !

SAINT-BRIEUC

Vous n’avez donc pas vu mon nouveau prospectus ?

BRICARD.

Non.

SAINT-BRIEUC

Eli bien, mon cher, votre nom y figure au-dessous du mien.

LES PARENTS Ti'RRIBLES.

BRIC A RD

Ah I bah I

SAINT-BR IF. U C

Et en grosses lettres?

B RI CA RD

En grosses lettres !

SAINT-BRIEUC

Un peu moins grosses que celles de mon nom... mais déjà grosses...

BRIC ARD

Déjà grosses?

SAINT-BRIEUC

Et ce n’est pas tout I

BRIC ARD

Ce n’est pas tout ?

SAINT-BRIEUC

Savez-vous ce que je veux faire ?

B RICA RD

Non.

SAINT-BRIEUC

.le veux faire élever, sur l’emplacement même de la mine, une colonne, mon cher, une colonne de marbre qui portera, gravés en lettres d’or, ces doux noms désormais inséparables: — Philoxène de Saint-Brieuc, président du conseil d’administration, — et plus bas : — Bricard, ingénieur.

BRICARD, lai serrant le.s mains.

Ah ! mon cousin, vous ôtes vraiment trop aimable; je me serais bien passé de la colonne. ■ ’

SAINT-BRIEUC

Non, mon cher, vous aurez votre colonne. ^

BRICARD.

Puisque vous y tenez...

SAINT-BRIEUC, allaiu prendre le rapport sur le bureaii.

Je ne suis pas de ceux qui mettent les autres sous le boisseau... que diable!

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