‹ Les parents terribles comedie en trois actes, en proseChapitre 74 sur 89 · JÉROME, SAINT-BRIEUC, BRICARD · texte numérisé non relu

JÉROME, SAINT-BRIEUC, BRICARD

SAINT — BRIEUC, entrant vivement par le fond.

Eh bien ! mon cher, je vous fais mes compliments...

BRICARD.

De quoi ?

SAINT-BRIEUC

Notre affaire marche bien !

BRICARD.

Rassurez-vous. J’ai vu Rascoul , Mollevaut et G'* ; ils me fourniront ce qu’ils m’avaient promis.

SAINT-BRIEUC

Il est bien temps 1

BRICARD.

Comment ?

SAINT-BRIEUC

Barentin ne veut plus nous appuyer près du ministre.

BRICARD.

Est-il possible ?

SAINT-BRIEUC

Et de Mirbel nous refuse la publicité de son journal.

BRICARD.

Ah 1 mon Dieu I

SAINT-BRIEUC

Nous sommes dans de beaux draps !

BRICARD.

Mais à quoi attribuer?...

SAINT-BRIEUC

Eh ! parbleu ! à votre fameux dîner.

Mon dîner?

SAINT-BRIEUC

Je vous avais prévenu ; vous avez une famille impossible 1

BRICARD.

Impossible ?

SAINT-BRIEUC

Quand on ne la voit pas , on l’entend , et ce n’est point par ses discours qu’elle brille.

BRICARD.

Le fait est que...

SAINT-BRIEUC

Avec des gens comme cela , il n’y a qu’un parti à prendre : les mettre sous cloche.

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