‹ Les parents terribles comedie en trois actes, en proseChapitre 75 sur 89 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

BRICARD.

Mettre sous cloche ma famille ?

SAINT-BRIEUC

Oui, sous cloche, avec de la paille dessus... beaucoup de paille. Tout le monde, le père, la mère, la belle-sœur, le beau-frère, le petit cousin...

JÉROME, à part.

C’est vrai ! '

SAINT-BRIEUC

Et jusqu’à l’oncle Jérôme [Jérôme se I^ve) qui, avec des prétentions au bon sens, n’en met pas moins lourdement les pieds dans le plat.

BRICARD.

Prenez garde... il vous entend!...

SAINT-BRIEUC

Ça m’est bien égal, (n passe & l’extrême droite. )

JÉROME

Imbécile !

SAINT-BRIEUC

Monsieur!

BRICARD.

Mon cousin !

JÉROME

Butor!

SAINT-BRIEUC

Plaît-il?

BRICARD.

Mon oncle!

Ane bâté!

SAINT-BRIEUC

Ah çà! mais...

BRICARD.

Ils vont s’égorger !

JÉRÔME

Double belltre!

SAINT-BRIEUC

C’en est trop !

JKROME.

Nen, ce n’est pas assez!

SAINT-BRIEUC

Comment ! ce n’est pas assez?

JÉROME

J’en mérite bien d’autres.

SAINT-BRIEU^.

Quoi! c’est à vous que vous adre.ssiez?...

Certainement, c’est à moi que...

SAINT-RRIEÜC.

Oh! alors, allez, allez.

JÉROME, allant il Saint-Brieuc.

Il est temps que je me rende justice, corne et sabot! Ah! j’ai été aussi ridicule que le reste de la famille... J’ai compromis ton avenir, mon pauvre neveu... Ça ne me convient pas, entends-tu? ça ne me convient pas !

BRICAR D.

Ni à moi non plus.

JÉROME

Il faut réparer nos bévues, entends-tu ?

BRICARD.

Je ne demande pas mieux.

JÉROME

Il ne s’agit pas de me répondre avec la petite voix de mouton qui bêle : je ne demande pas mieux; il faut te remuer, entends-tu? Voyons, remue-toi !

SAINT-BRIEl'C.

Remuez-vous donc !

BRICA RF*.

Je me remue.

JÉROME, le secouant.

Est-ce du sang OU do l’huile qui coule dans ton individu?

-Mais...

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