‹ Les parents terribles comedie en trois actes, en proseChapitre 81 sur 89 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les Mêmes, ANGÉLIQUE.

ANGÉLIQUE, entrant par la franche.

Mon Dieu! que se passe-t-il? on entend les cris de Cyprien d’un bout à l’autre de la maison.

CYPRIEN, agitant la lettre.

Une lettre d’amour!

ANGÉLIQUE

Une lettre d’amour ?

CTPRIEN.

De Saint-Brieuc.

ANGELIQUE, arec joie.

Pour moi ? donne I... ( Elle prend la lettre.)

CYPRIEN

Non, pour Cécile.

ANGÉLIQUE, passant à l’extrême droite.

Pour Cécile I quelle horreur !

CYPRIEN

Et Cécile veut que je la lui rende, pour l’anéantir sans doute.

ANGÉLIQUE

Elle n’en a pas le droit, ce serait se rendre complice...

CÉCILE

Jlais ma sœur, écoute moi, de grâce!... Cyprien I

CYPRIEN

Ce serait se rendre complice.

ANGÉLIQUE, & part.

Tout est donc pour elle?... ce n’est pas assez d’être mariée!...

CÉCILE

Voyons Angélique, que de bruit pour une misère 1

ANGÉLIQUE

• Et l’honneur de la famille?

CYPRIEN

Et l’honneur de la famille ?

ANGÉLIQUE, Usant.

« Cousine bien-aimée!... » Ah! je rougirais d’en lire davantage... et ce Saint-Brieuc ! quelle trahison! quelle audace! ça n’a pas de nom.

CYPRIEN

C’est une infamie I

MADAME MICHAUO, en dehors.

C’est une infamie qui n’a pas de nom I

. ACTE TUOISIÈME.

CÉCI L E .

Maman I... Il ne nous manquait plus que cela.

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