‹ Les pariétaires: poésiesChapitre 16 sur 17 · SUR L'ALBUM DE M" PAUL T · texte numérisé non relu

SUR L'ALBUM DE M" PAUL T

Salut, clair ruisseau qui sei*pento« Au tapis verdoyant des prés, Endormi sur de molles pentrs Parmi les saules éplorés.

Vanjane, que ma voix t'arrive Entre tes fleurs et tes roseaux ; Ma vie a coulé sur ta rive Indolente comme tes eaux.

J*ai fumé sur Tcau paresseuse, Tai fumé sur les bords ombreux,

m) LES PARIÉTAIRES

Sans autre idée ambitieuse Que de fumer et d'être heureux !

Est-ce ta paix, ô solitude !

Ta paix qui me pacifiait ?

Est-ce, ô ruisseau ! ta quiétude • Q^ii gagiiait mon cœur inquiet?

Est-ce la brise des feuillages Sous lesquels je me suis assis, Qui transportait dans les nuages Mes vains désirs et mes soucis ?

Non, plus que Tonde et le zéphire, Plus que le séjour enchanté, C'était le paisible sourire De la douce hospitalité.

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