‹ Les pariétaires: poésiesChapitre 15 sur 17 · TRADUIT D'HORACE · texte numérisé non relu

TRADUIT D'HORACE

[passin]

Voici fondre Thiver au souffle du printemps : Des airs rassérénés ont fui les durs autans ;

C'est le tour du zéphyr aimable ; Regardant au dehors les prés verts ^ le ciel bleu, Le laboureur n'est plus réjoui par le feu

Ni le troupeau par son étable.

Déjà le bois, ami prévoyant des chaleurs, Se hâte de pousser ses feuilles et ses fleurs

Et de nous préparer de F ombre !

Bois ainaé ! nous irons sous tes dômes épais

Nous coucher sur le dos et prendre encor le frais : Fai&-nous vite un réduit bien sombre !

Que le pin toujours vert et le blanc peuplier Nous tressent promptement l'ombrage hospitalier,

Et que les ondes toujours pures Du ruisseau dont l'hiver a suspendu les jeux, S'empressent en tremblant dans leur lit sinueux

Et recommencent leurs murmures.

C'est là que nous ferons, à Técart du soleil, Apporter des parfums avec du vin vermeil

Et les roses trop tôt fanées, Tandis que la jeunesse ignorant les soucis, Et les avares sœurs qui mesurent nos lils, Nous permettent encor de perdre nos journées.

Jouissons, car la mort pousse d'un pied égal La cabane du pauvre et le trône royal ;

La courte somme de la vie Nous défend de butir dans l'avenir lointain ; Retranchons notre espoir aux bornes d'un matin ; Cueillons l'heure : qui sait de quoi l'heure est suivie?

IMITÉ D'ALCÊE

IMITE D'ALCEE

Je veux porter nion i'er caché sous uti feston, Ainsi qu*Hurmodius et qu'Âristogiton.

Préférant plus d'honneur tous deux à plus d'années, Ils frappèrent Hipparque au milieu des flatteurs.

Au temple des Panathénées :

Meurtriers d'un tyran, non ! sacrificateurs.

Car ils offraient son sang aux Dieux libérateurs,

Aux vengeurs des lois détrônées !

Je veux porter mon fer caché sous im feston, Ainsi qu'Ilarmodius et qu'Aristogitoii.

% LES PAIUÉTAIHES

Non, VOUS n*êtes pas morts, jeunes et grands c.our.iges 1 Sous les invrtes fleuris et sous les oran";ers

Vous vous promenez aux bocages, Où le fils de Tydée, Achille aux pieds légers Et tous les glorieux affronteurs de dangers

Ont conservé leurs fiers visages !

Je veux porter mon fer caché sous un feston, Ainsi qu'Uarmodius et qu'Aristogiton.

Parce qu'ils ont tué l'usurpateur d'Athènes

En présence des dieux, tous deux sont immortels.

Quiconque brisera des chaînes, Comme eux verra fleurir les printemps éternels, S'il ose comme eux prendre à témoin les autels

De la justice de ses haines.

Je veux porter mon fer caché sous un feston, Ainsi qu'Harmodius et qu'Aristogiton.

Mai \m^

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