‹ Les pariétaires: poésiesChapitre 4 sur 17 · OCTOBRE · texte numérisé non relu

OCTOBRE

Puisqu? (]yb4)e a clos ses amours de Taniiée, Tiiisqu'elle a, jusqu'à mai, veuve du beau soleil. Feuille à feuille quitté sa roba d'hyménée, Et que, froide dfjri, triste et découromiée, Elle va réparer ses flancs dans le sommeil ;

Puisque les yig||rons ont fini la vendange.

Que le vin a coulé sous Teffort des pressoirs, Que pour Ir's soins d'hiver le village s'arrange. Que Taltirail des champs s'abrite sous la^grange, Et que les froids matins se rapprochent des soirs ;

ii LES PAKIÉTAIRES

Quittons les champ3 mouillés et les vignes désertes ; Regagnons à Paris nos gites enfumés :

Ce n^est plus la saison des vestes entr^ou vertes, Des cbaleurs qui faisaient aimer les ombres vertes, Des levers matinaux et des toits mal fermés.

Ce qu'il faut maintenant, c'est une chambre close,

Un foyer où pétille un fagot de genêts,

De la bière, une pipe, et, dessus toute chose,

Deux compagnons qu'on aime, avec lesquels on cause

Bien avant dans la nuit, les pieds sur les chenets.

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