A UNE JEUNE FEMME
Allez, mes vers, saluer celle Devant qui je tremble et rougis ; Tâchez de plaire à cette belle :
Pauvres enfants de ma cervelle, C'est la maîtresse du logis !
Comment et par quel sortilège Est-elle entrée ainsi chez moi ?
mes pauvres amis! qu'en sais-je?
D n'a pas été long, le siège !
Elle a dit : Sésame, ouvre-toi.
Et dès qu'elle s'est fait connaître, Tout s'est ouvert à deux battants, Esprit et cœur, porte et fenêtre.
Gomme une maison à son maître Qu'elle attendait depuis longtemps.
Quel est donc ce visage rose Par qui nous sommes possédés, Qui nous traite conmie sa chose Et des gens à son gré dispose Après les avoû* regardés?
Désormais vous dépendez d'elle.
Gomme des fleurs sur ses genoux, Tombez, mes vers, troupe fidèle, .
Et dites à cette Immortelle :
Muse, qu'ordonnes-tu de nous?
SUR UN ENVOI bE FLEUHS