‹ Les pariétaires: poésiesChapitre 6 sur 17 · A UNE JEUNE FEMME · texte numérisé non relu

A UNE JEUNE FEMME

Allez, mes vers, saluer celle Devant qui je tremble et rougis ; Tâchez de plaire à cette belle :

Pauvres enfants de ma cervelle, C'est la maîtresse du logis !

Comment et par quel sortilège Est-elle entrée ainsi chez moi ?

mes pauvres amis! qu'en sais-je?

D n'a pas été long, le siège !

Elle a dit : Sésame, ouvre-toi.

Et dès qu'elle s'est fait connaître, Tout s'est ouvert à deux battants, Esprit et cœur, porte et fenêtre.

Gomme une maison à son maître Qu'elle attendait depuis longtemps.

Quel est donc ce visage rose Par qui nous sommes possédés, Qui nous traite conmie sa chose Et des gens à son gré dispose Après les avoû* regardés?

Désormais vous dépendez d'elle.

Gomme des fleurs sur ses genoux, Tombez, mes vers, troupe fidèle, .

Et dites à cette Immortelle :

Muse, qu'ordonnes-tu de nous?

SUR UN ENVOI bE FLEUHS

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