‹ Les pariétaires: poésiesChapitre 8 sur 17 · DEPART · texte numérisé non relu

DEPART

Je veux oublier, oublier que j'aime; Emmenez-moi loin, amis, loin d'ici, En Espagne, en Flandre, à Naple, en Bohème, Si loin qu'en chemin reste mon souci...

Que restera-t-il en moi de moi-même Quand à m*en guérir j'aurai réussi?

l!>I'im porte ! je ?eux fermer ma blessure; Les longues douleurs ne sont pas mon lot.

Allons par pays courir Taventure, Pour nous secouer partons au galop,

U LES PARIETAIHES

— Sans te dire adieu, chère créature.

Car mon cœur fondrait, fondrait en sanglot.

Nous reposerons, la coui'se assouvie, Dans le serpolet, le baume et le thym ; Mais si d*en cueillir il me prend envie.

Détournez mes doigts d'un fatal butin.

Car ce fut ainsi qu'elle prit ma vie.

Sans en rien savoir, par un frais matin.

J'étais à genoux parmi la bruyère...

Partons, mes amis, j'ai soif de courir i Que mon cheval jette au vent sa crinière, - Voyons l'horizon devant nous s'ouvrir...

Ah! partez sans moi, Tâme prisonnière Aime sa prison et veut y mourir!

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