DEPART
Je veux oublier, oublier que j'aime; Emmenez-moi loin, amis, loin d'ici, En Espagne, en Flandre, à Naple, en Bohème, Si loin qu'en chemin reste mon souci...
Que restera-t-il en moi de moi-même Quand à m*en guérir j'aurai réussi?
l!>I'im porte ! je ?eux fermer ma blessure; Les longues douleurs ne sont pas mon lot.
Allons par pays courir Taventure, Pour nous secouer partons au galop,
U LES PARIETAIHES
— Sans te dire adieu, chère créature.
Car mon cœur fondrait, fondrait en sanglot.
Nous reposerons, la coui'se assouvie, Dans le serpolet, le baume et le thym ; Mais si d*en cueillir il me prend envie.
Détournez mes doigts d'un fatal butin.
Car ce fut ainsi qu'elle prit ma vie.
Sans en rien savoir, par un frais matin.
J'étais à genoux parmi la bruyère...
Partons, mes amis, j'ai soif de courir i Que mon cheval jette au vent sa crinière, - Voyons l'horizon devant nous s'ouvrir...
Ah! partez sans moi, Tâme prisonnière Aime sa prison et veut y mourir!