SCÈNE XI
DESGENÂIS, MARTIN.
DESGENAIS; à part.
Je crois que ma maudite langue a encore fait des siennes! Heureusement que cela aura servi les intérêts de Marie auprès de monsieur Martin.
MARTIN^ qui regardait Gandin s'dloigner.
Dire que le monde est obstrué par des gens de cette espèce, gens inutiles^ inconnus, et qui font pkis de bruit et de poussiève que n'en firent jamais des gens sérieux comme nous !
DESGENAIS
Vous me flattez^ monsieur !
MARTIN
Non pas... J'ai vu tout de suite à qui j'avais affaire... Je suis sûr que nous nous entendrons.
DESGENAIS
Je le souhaite^monsieur... (MarUD m 9Ên d« tatet; àpHi.) AilonA allons! ça ira tout selll^
MARTLN.
Monsieur est dans le commerce ?
i4 LfiS PARtSIBNâ
. DBSGEIf Aïs.
Pardonnes-moi^ monsieur^ mais...
MARTIN
J^enfends! Vous êtes banquier^ agent de change! Hais
c'est égal... tout cela se tient!... tout cela touche au solide.
DESGEIHAIS.
Mon Dieu^ monsieur^ je suis désolé de vous détromper^ mais. . . je ne suis rien de tout cela.
MARTIN
Qu'êtes-vous donc alors?
DESGENAIS^ à part.
Diable! on dirait que... enfin! (oant.) En ce moment^ monsieur^ je ne suis rien.
MARTIN
Et q[u'éties-TOus avant ? ^
DESGENAIS
Beaucoup de choses^ monsieur.
MARTIN
Mais encore?...
DESGENAIS
J'étais romancier^ peintre^ musicien et journaliste.
MARTIN^ aTee dëdain.
Âh! fort bien... Enfin^ monsieur était aussi dans les arts... libéraux, je crois?
DESGENAIS 9 se contenant.
Oui, monsieur... libéraux... C'est ainsi qu'on les appeUe.
MARTIN
C'est une fort jolie branche !... fort jolie branche!...
DESGENAIS
Oui... Pour se pendre, quelquefois.
MARTIN, avec dëdain.
Mais, vous m'excuserez, monsieur... je ne connais pas cette