‹ Les parisiens: pièce en trois actesChapitre 25 sur 71 · DESGENAIS, CLOTILDE, DE PRÉVÀL, MARIE, JULES · texte numérisé non relu

DESGENAIS, CLOTILDE, DE PRÉVÀL, MARIE, JULES

(Clotilde est assise sur le canapé, les pieds sur les chenets, un livra

qu'elle ne lit pas est ouvert sur ses genoux. •— Marie, assise à la petite table, regarde des gravures de romances» --* Desgenais prié da

M. de Préval. *- M. de Préval parcourt des lettres. « Marie est

en toilette de bal. — • Jules est au piano).

DE PRÉVAL^ appelant.

Joseph!... (Joseph deseend.) Faites atteler^ je vais sortir, (josepb

s'incline et sort à ganehi.^-Regatdant à sa niotttfe.) Il n'eSt que diX llÊUres^

j'ai dix fois le temps d'aller au château, (n ouvre d'autres lettres.)

§ DESGENAIS^ à lui-mftme.

Le bal commencera à onie neures et finira à quatre... c'est donc cinq heures de courbettes et d'habit noir, (il retonrat m bureau

et prend d'antres lettres.)

ANNA^ qui vient d'entrer par la ganehe.

Oh! maman! vous n'êtes pas encore habillée?... Vous serez en retard. Quand votre monoe arrivera^ il faudra que je fasse les honneurs à votre place ^ et je manquerai au moins deux contredanses, (a son frère.) Tais-toi donc^ Jules, on ne s'entend pas.

JULES^ à part.

Gérôme ne revient pas... Phrasie ne serait-elie point libre ce

soir?... Je suis sur des épines. (ll fait un forte ëchevelë.)

ANNA

Bien !... De la Juive, à présent!... Tout à l'heure c'était du Do-

ii LES PARISIENS

mino et de la Reine d*unjour,„ Quel est ce pot-pourri que tu composes-là, Jules?...

JULES^ M levant.

Hein?... quoi?... Qu'est-ce que tu demandes?...

ANNA

Plus rien du tout^ puisque le charivari est terminé. (jaiM m

lète et va an fond.)

ANNA^ à sa mère.

Tu es très-bien coiffée... Marie! resarde donc comme maman

est jolie!... En vérité, j'en suis jalouse!... (clotUde fait un mouvement.)

ANNA^ rajustant une fleur de la coiffure de la mère.

Vous avez Tair de, ma sœur cadette, (ciotiide reitepensiire.)

■ANNA

Eh! bien^ madame^ vous ne me donnez rien pour mon compliment?... (ciotiide l'embrasse ; rianu) Oh! COmmC CC pauvre petit baiser a froid !... (Elle embrasse sa mère et sonne.)

DESGENAIS^ à lui-même en regardant Ciotiide.

Oui^ ses baisers grelottent au foyer conjugal.

ANNA; à sa mère en la tirant par la main.

Voyons^ madame, allez mettre votre belle robe^ bien vite.

(Juliette parait.)

ANNA

Juliette^ maman veut s'habiller* (a sa mère.) Dépêche-toi!

GLOTILDE; distraite.

Oui; je te le promets, (sue embrasse Anna et sort avec Juliette.)

ANNA, à Marie.

Comme tu meregardes^ Marie !...

MARIE; souriant tristement.

Ah ! c'est que je vous envie ce baiser-là; mademoiselle.

ANNA

Mademoiselle!... Oh! mais non!... Tu sais que je ne veux pas de cela... Depuis un mois que monsieur Desgenais est parmi nouS; ne sommes-nous pas deux bonnes amies?...

MARIE

Sans doute.

ANNA

Eh bien! entre amies on se tutoie; n^cst-ce pas Jules?..* (jniea

ne répond pas. «^ Faisant la grosic voix ; à son ilrère.) MOUSiCUr JulCS?...

JULES

Quoi?...

ANNA

Es-tu plus calme?

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