ACTE DEUXIËMB
JULES
Qu'est-ce que ça te fait?
AKNAj riant.
Rien du tout; la conversation est tombée^ je la ramasse, (siic
▼a à son père. Deigeiiait va à U cheminée.)
JULES
Ah! bien^ moi^ je ne suis pas en train de causer.
ANNA
Tu es aimable comme mon prétendu. ♦
« JULES
Ah! ton refrain habituel! Voudrais-tu pas que Raoul fût toujom'S à tes pieds ?...
ANNA, Tit«menU
Non!... oh! non!»..
JULES^ riant.
Tu as vraiment l'air d'une victime que Ton traîne à Tautel.
(il remonte.)
ANNA
Trouvez-vous?
JULES
Mais certainement.
JOSEPH, en passant. ,
Monsieur, Germain est là. 11 aurait quelque chose à vous re-
mettre^ mais... (ll désigne m. dePrévaU)
JULES
Chut !... c'est bien^ j'y vais. (ll sort à gancbe. Joseph sort par 1o fond.) MARlEj qni s*est approchée d'Anna, tombée dans vnc iriste rêverie.
Anna!
ANNA 9 se réveillant..
Hein?...
MARIE^ bas.*
Plusieurs fois déjà^ lorsqu'on parlait de monsieur de Pintrë, ton futur mari^ j'ai cru remarquer comme un nuage sur ton front.
ANNA^ se remettant.
Mais non^ je t'assure. . .
MARIE^ bas.
Est-ce que tu ne l'aimes pas?
ANNA
Mais je crois que si... un peu... je n'en sais nen^ au juste...
MARIE
Mais alors...
ANNA
Oh! cela ne fait rien... C'est un mariage de convenance^., nos fortunes s'accordent ^ c'est tout ce qu'il faut*
46 LES PARISIBNS