ACTE DBUXièMB
DE PRÉVAL
C^est monsieur Desgenais que vous devez remercier, monsieur,
MAXIME
Ah!...
DE PRÉVAL
Car j'allais peut-être oublier votre nom, et il nous a rendu le service de s^en souvenir.
CLOTILDE, à Maxime.
Nous avons appris votre succès et nous vous en félicitons
monsieur... (Maxime s'incline; Clotilde , avec effort.) Mals, est-il Vral qu
vous partiez, que vous quittiez la France ?...
MAXIME
Oui, madame.
DE PRÉVAL^ mettant ses gants entre la cheminée et le canapé.
Vous avez raison, jeune homme : il y a encore là-bas des for tunes à faire. . . Vous nous reviendrez riche.
MAXIME, doulourensemcnt.
Oui, dans une dixaine d^années.
DE PRÉVAL
Vous prendrez femme dans le nouveau monde.
Pardonnez-moi, monsieur, jamais je ne me marierai.
MARIE, bas à Anna, qui lui tient le bras^
On dirait que tu trembles?. . .
AJHIA.
Mais non.
JOSEPH, paraissant* La voiture de monsieur. . . (ll descend entre le canapé et la cheminée.)
DE PRÉVAL, à Maxime.
Veuillez m'excuser, monsieur. (Bas à Desgenais.) Je reviendrai pair de France !. . . (u sort.)
JOSEPH, à Clolildc.
Madame, il y a déjà du monde dans les salons.
CLOTILDE
C'est bien. (Saluant Maxime.) Monsieur... (a sa fille.) Viens-tu,Anna?
ANNA
Non, maman. (Mmrrement de ciotiide.) Je vais dans la serre avec
Marie, (ciotiide Tembrassc et sort.)
MARIE
Comment ! . . . tu le quittes ?. . .
54 LBS PARISIENS
Oui. . . OUI. . . je veux tôcueilliivun bouquet comme celui de maman.
MARIE^ à pàrt^ regardant Maxine.
Pauvre jeune homme !. . . (Eiiet sorteat.)