ATINA
Ma mère et moi, nous voulons aussi voir la pièce de mousieur de Tremble. . N'est-ce pas, maman ?. . .*
CLOTILDE, se remettant.
Sans doute. Elle a obtenu un grand succès. N'esi-ce pas, mon< aieur Desgenais?
ACTB DBUXiéMB 51
Oui^ madame.
ANNA
J'en suis bien heui*euse. (a Desgenaîs.) Nous emmènerons lilarie! Oh! d'abord^ nous sommes des inséparables^ maintenant!... Je
vous en préviens. (EUe lai tend la main, Marie Tient à elle.) NoUS irons
donc ensemble au Théâtre-Français^ et nous applaudirons de toutes nos forces^ puis(]ue nous ne pouvons complimenter de vive voix monsieur Maxime.
DESGENAIS^ obsenrani Cloiilde.
Mais^ pardonnez-moi^ mademoiselle^ vous le pouvez y et ce suir même...
CLOTILDE^ avec un mouvement, à part.
Lui^ ici!...
ANNA^ viveinent.
Il viendra au bal?..» (Deigenals s'incUne.)
> DE PRÉVAL^ redeieendant.*
Comment^ Desgenais!... vous avez envoyé une invitation à monsieur de Tremble ?...
DESGENAIS
Oui^ monsieur.
CLOTUDE^ à part, vnc effrei.
Le revour encore!...
DESGENAIS, ftdflPrtfral.
Ai-je eu tort?...
DB PRÉVAL
Sans doute; puisque Vai cru devoir remercier monsieur Maxime de ses services^ il était peu convenable... Âh l vous me voyez fort contrarié !...
ANNA
Eh bien j moi^ j^en suis fort contente ! (sur nn regarà de CloUlde;
changeant de ton.) Il valsc si bien !... D'alUeuTS^ n^est-ce pas sader* nière fête^ puisqu'il part?...
CLOTILDE, émue.
11 part?.*, (fille laisse tomber son bouquet.)
DESGENAIS^ se mettant vivement devant elle, et ramassant le bouqnet qu*il lu
rend.
Oui, madame, il va chercher fortune en Amérique... (Bat, i ciotiide.) De la prudence !
(Gotilde le regarde avec une sorte d'effroi et s'affaisse sur le canapé.)
DE PRÉVAL
Ah ! il part !... Ah ça ! mais^ ce succès qu'il vient d'obtenir...
DESGENAIS
Eh ! mon Dieu !... ce succès lui a enlevé ses derniers protecteurs... 11 y a, voye»-vous, des bonheurs fatals ! (ii regarde ciotiide.)
CLOTlLDEj à part.
Ce regard!... Ob! mes craintes!...
DE PRÉYAL^ légèrement.
Pauvre garçon!... Enfin!... nos vœux le suivront.
DESGENAlSj à loi-même.
A vide, comme des voitures de la cour.
DE PBÉVAL.
Ce soir nous lui ferons nos adieux; et puis^ ma foi^ bon voyage !
DBSGEIfAlS.
Ouij un homme à la mer ! ce dernier mot de TindifTérence humaine !... Un être aimant et dévoué a cheminé près de vous^ vivant par vous et pour vous; il a fait ses chagrins de vosdouleurs; ses gaietés de vos joies !... Puis, un beau jour^ cet être meurt !... Un homme à la mer !... Unautre^ un grand artiste disparait tout à ooup de ce monde^ que la veille encore il remplissait de son géme !... Une gloire à la mer !... Un roi vient qui vous donna une place dans son palais... un coin sous son manteau... Puis ce roi tombe!... Un trône à la mer!... Ah ! sapristi ! ça n^est pas pour dire, mais nous sommes de bien grands phuosophes... ou de fiers égoïstes !
DE PRÉVAL, riant bas.
Bravo! bravo!... mon cher Desgenais!... Entretenez-moi cette verve-là... nous en aurons peut-être besoin.
DESGENAIS
Plaît-il?
DE PRÉVAL
Bientôt vous me comprendrez, (ll va au coin de la cliemmde mir le« ^piel est son chapean.)
JOSEPH, annonçant.
Monsieur Maxime de Tremble !
CLOTILDE, à part.
Le voilà !... (Blle se lève et saine ; Desgenais va à Maxime.)'